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Nozoki Ana T2 et T3 : Fascination, Tentation, Hésitation

Nozoki Ana T2 et T3 : Fascination, Tentation, Hésitation

01 février 2013 | PAR Sandra Bernard

La suite des aventures de Kido et de ses sulfureuses amies continue. La ronde des sentiments se poursuit dans Nozoki Ana, Kido aurait tout pour être heureux si son encombrante voisine Emiru ne passait pas son temps à l’épier et le mettre dans des situations délicates. La relation Kido-Emiru est toujours aussi compliquée et explosive cependant, les nombreux rebondissements de ces deux nouveaux tomes vont faire évoluer ses sentiments.

Kido et Yuri filent (et pratiquent) le parfait amour sous le regard de leur camarade voyeuse. Si au début Kido était mal à l’aise face à sa voisine aux mœurs lubriques, il commence peu à peu à s’y habituer. Une relation étrange faite de rejet et de fascination se tisse ente les deux jeunes gens, suite aux différentes péripéties survenues dans le premier tome ou à venir dans les second et troisième opus de la série. Chose incroyable, les situations se suivent sans se ressembler, entre la prof esseulée qui tente de noyer son chagrin dans les bras de son élève, une vieille connaissance qui fomente une vengeance machiavélique ou dans le tome 3, le retour d’un premier amour. L’auteur parvient sans mal à se renouveler tout en conservant la relation entre les personnages.

Le personnage d’Emiru, toujours plus manipulatrice, gagne en profondeur et en complexité. Kido, de plus en plus en proie aux questionnements, ne sait plus à quels « seins » se vouer. Si la tendresse et l’impression d’amour qu’il éprouve pour Yuri sont sincères, on est en droit de se demander ce qu’il souhaite vraiment. D’autant qu’au contact d’Emiru, ses valeurs (et son corps) sont ébranlé(e)s, la jeune fille l’intriguant de plus en plus, elle ne quitte plus ses pensées. On est en droit de se demander s’il choisit la facilité ou bien s’il va mûrir et mieux comprendre ses sentiments. Quant à Yuri, le dernier sommet de ce triangle amoureux, c’est avec déception qu’on ne la voie pas évoluer. Bien que l’on puisse se demander « dans la voiture de qui est-elle montée » dans le premier volume ou « pourquoi prendre le train dans la direction opposée si elle habite près de chez Kido comme elle l’affirme. L »auteur la confine pour le moment dans le rôle de « bonne » fifille à papa sans profondeur juste bonne a être le faire valoir d’Emiru. Espérons que cela change et quelle devienne un véritable contrepoint à cette dernière si elle ne veut pas se faire tout bonnement évincer. Deux personnalités féminines fortes autour du jeune homme, comme c’est le cas dans le tome 1 permettent non seulement un développement scénaristique plus foisonnant et en même temps stimule l’imagination du lecteur qui s’interroge sur les aventures suivantes.

L’arrivée de l’ex-petite copine aurait pu pimenter l’affaire, si ce n’était un nouveau prétexte au rapprochement Kido-Emiru. On nous laissait déjà présager un quadrilatère amoureux (concept novateur et compliqué), un nouveau danger voire un retournement de situation, mais non… Bien que l’on ne passe pas beaucoup de temps avec elle ou sur elle, c’est selon, sa présence a au moins le mérite de clarifier la situation pour notre jeune héros.

Les scènes de sexe, un petit peu moins nombreuses laissent juste assez de place pour l’imagination du lecteur. Bien que l’on atteigne pas (encore ?) un esthétisme et une tension à l’image du cinéma érotique tel l’empire des sens, Wakoh HONNA évite les écueils des situations glauques et graveleuses.

Enfin, l’ouverture laissée par le dernier tome paru semble promettre de nouveaux rebondissements qui, avec un peu de chance, se concrétiseront. La série comptant 12 tomes au Japon, l’auteur a surement plus d’un tour dans son sac. Notons que face au succès du titre, un anime est annoncé.  So wait and see.

Visuels : NOZOKIANA © 2009 Wakoh HONNA / Shogakukan Inc.

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Sandra Bernard
A étudié à l'Université Paris Ouest Nanterre la Défense l'Histoire et l'Histoire de l'Art. Après deux licences dans ces deux disciplines et un master recherche d'histoire médiévale spécialité histoire de l'Art dont le sujet s'intitulait "La représentation du costume dans la peinture française ayant pour sujet le haut Moyen Âge" Sandra a intégré un master professionnel d'histoire de l'Art : Médiation culturelle, Patrimoine et Numérique et terminé un mémoire sur "Les politiques culturelles communales actuelles en Île-de-France pour la mise en valeur du patrimoine bâti historique : le cas des communes de Sucy-en-Brie et de Saint-Denis". Ses centres d'intérêts sont multiples : culture asiatique (sous presque toutes ses formes), Histoire, Histoire de l'Art, l'art en général, les nouveaux médias, l'art des jardins et aussi la mode et la beauté. Contact : sandra[at]toutelaculture.com

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