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Le jeune Marien Defalvard signe un premier roman talentueux

Le jeune Marien Defalvard signe un premier roman talentueux

06 septembre 2011 | PAR Anais Tridon

Il fait le buzz de la rentrée littéraire 2011, il s’appelle  Marien Defalvard et est âgé de 19 ans. Il  intrigue, suscite la curiosité, il agace… Mais il débarque avec un roman prometteur, époustouflant : Du temps qu’on existait (qu’il aurait commencé à écrire à 16 ans), publié chez Grasset. Une œuvre surprenante pour une plume si jeune, qui semble provenir d’une autre époque, d’un autre temps. Parfois insupportable, mais souvent audacieux, ce livre témoigne d’une grande maturité.

Le livre s’ouvre sur un enterrement,  finit par un enterrement. Ce jeune homme, puis moins jeune, puis vieux fils de famille va de maison en maison, de campagne en ville, et d’une ville dans une autre ville, véritable gitan de luxe qui promènera à travers la France sa grande intelligence offusquée par la vulgarité des temps.

Defalvard fait simple : il nous raconte la vie d’un homme se penchant sur son passé, il déambule, joyeux et funeste, traînant sa misanthropie, son dédain, sa mélancolie.  C’est un roman sur la vie, les rencontres, l’enfance, la nature, mais aussi sur les premières fois, la tristesse, la mort…

Les événements sont peu nombreux dans le récit : enfance dorée dans une famille bourgeoise que l’auteur ne cesse de privilégier tout au long de son roman. Mais il parvient à nous proposer une description narrative déjà bien affirmée, qui emporte le lecteur dans un foisonnement d’images, de couleurs et de sensations. C’est avec nostalgie qu’il parle du passé, des lieux qui l’ont inspiré : Paris, Strasbourg, Lyon, Tours. Le jeune homme nous embarque dans ses rêveries d’enfant, d’adolescent puis d’homme adulte.

Ce que l’on retient de ce roman, c’est un style inventif et particulier – parfois un peu pompeux – pour un auteur hors norme, hors temps, trop en avance ou trop en retard qui porte sur la vie un regard aiguisé, d’une pertinence rare.

« Je savais désormais que c’était ça la vie, cette longueur bizarre et courte, ces moments oubliés, ces journées dans le vide, ces histoires qu’on entend et qu’on ne retient pas… C’était ne plus se souvenir de grand-chose et c’était rassurant d’oublier, on avait l’impression d’avoir duré longtemps, l’existence acquérait quelque chose d’infini, de mystérieux, de profond : on avait vécu. »

A lire de toute urgence, puisque tout le monde en parle !

 

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One thought on “Le jeune Marien Defalvard signe un premier roman talentueux”

Commentaire(s)

  • Bonjour ! J’en avais entendu parler mais encore rien lu sur les blogs, je le note. A dix neuf ans c’est pas mal et mérite d’être souligné.

    septembre 10, 2011 at 8 h 47 min

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