Fictions

« Le ballet des retardataires »: passeport musical pour le Japon par Maïa Aboueleze

« Le ballet des retardataires »: passeport musical pour le Japon par Maïa Aboueleze

25 août 2019 | PAR Yaël Hirsch

Témoignage d’une globe trotteuse partie apprendre la musique traditionnelle au Japon, Le ballet des retardataires est un livre joyeux et drôle.

Maïa arrive au Japon pour s’adonner à un art que peu d’européens maîtrisent : le taïko. Du coup personne ne parle anglais sauf une très belle et très puissante professeure et l’école de musique se transforme en dressage violent à la culture japonaise. Mais c’est aussi une voie royale pour rencontrer une autre civilisation .

Loin des ébahissements convenus sur le raffinement nippon, Le ballet des retardataires cache sous son titre poétique une charge assez irrésistible contre la minutie et le culte de l’obéissance. Évidemment, l’on s’attendrit et se passionne aussi pour certains aspects de la culture japonaise et le sens de la nuance aussi bien que celui de l’humour fonctionnent bien dans ce texte finalement écrit avec assez peu de musique. Un joli roman d’apprentissage.

Maïa Aboueleze, Le ballet des retardataires, Intervalles, 160 pages, 16 euros. Sortie le 11 septembre 2019

Visuel : couverture du livre

« La soupe de pierres », le génial dîner de cons de Brisou-Pellen et Garrigue chez Didier Jeunesse
« Bleuets », la poésie lunaire de Maggie Nelson
Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *