Cinema
Tous les espoirs sont permis, la critique: Meryl Streep et Tommy Lee Jones veulent raviver la flamme!

Tous les espoirs sont permis, la critique: Meryl Streep et Tommy Lee Jones veulent raviver la flamme!

12 octobre 2012 | PAR Gilles Herail

[rating=3]

Suivant à la lettre le cahier des charges anticipé, Hope Springs a le défaut de ne surprendre que trop rarement. Mais le mérite de proposer un spectacle soigné de qualité. Cette comédie dramatique psychologisante sur le vieillissement du couple saura séduire sa clientèle.

Toutelaculture vous en avait déjà parlé. Les producteurs semblent avoir enfin compris que le vieillissement des populations ouvre de nouvelles pistes en termes de marketing cinéma. Les derniers triomphes de Meryl Streep au box office américain (entre autres, Julie et Julia) ont démontré la viabilité de projets mettant en scène des retraités assumant leur âge, voire s’en amusant comme dans l’excellent RED avec Willis, Mirren, Freeman et Malkovitch. Hope Springs est en réalité une variation sur le thème de 7 ans de mariage de Bourdon avec Catherine Frot (avec 25 années de plus). Une réflexion sur l’ennui et l’indifférence dans le couple, les mariages dont ne subsiste qu’une vague situation de collocation. La comédie suit donc un voyage initiatique vers l’épanouissement retrouvé grâce aux conseils avisés d’un psy/gourou. Comme 7 ans de mariage, Hope Springs parle de tendresse mais aussi de redécouverte de la sensualité et du désir. L’équilibre est tout trouvé dans l’alternance de scènes très drôles grâce à deux acteurs cabotins (Tommie Lee Jones gronchon à souhait et Meryl Streep potiche au foyer déprimée) et une tentative de discours sur les passages à vide du mariage.

Le film n’évite pas les sentences toutes faites sur le couple et se perd régulièrement dans des bavardages autour du divan parfois interminables. Mais la comédie romantique et ses traditionnels je t’aime moi non plus marche parfaitement grâce au charisme des deux interprètes principaux. Le film surprend en revanche en s’attaquant de front à la thématique de la sexualité. Sans être cru ni vulgaire, Hope Springs ose s’attarder sur la redécouverte de la chair chez un couple faisant chambre à part depuis deux années, proposant des situations souvent grotesques et burlesques mais s’aventurant parfois dans une certaine noirceur. Sous son enveloppe proprette, le film évoque la violence du dégout que peut provoquer la redécouverte de la sexualité chez les deux époux. Hope Springs ne veut pas décrire une solution miracle, mais un petit pas. Et l’on remercie le scénariste d’avoir su placer ces véritables questions qui sortent le film de la masse des comédies romantiques contemporaines.

Gilles Hérail

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