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The Rise of  the Phoenixes: l’éblouissante série médiévale en mandarin de Netflix

The Rise of the Phoenixes: l’éblouissante série médiévale en mandarin de Netflix

06 décembre 2018 | PAR Marine Sulitzer

Avec The Rise of the Phoenixes, programme de 70 épisodes librement adapté du roman Huang Quan écrit par Tianxia Guiyuan, Netflix se lance dans la diffusion d’une série en mandarin. Les amateurs de grandes fresques médiévales chinoises ne seront pas déçus.

The Rise of the Phoenixe retrace le parcours de Ning Yi, un jeune prince déterminé à venger son frère, injustement condamné à mort par une cour impériale perfide et corrompue. Dans sa croisade, il va croiser Feng Zhiwei, une jeune fille combative et savante qui n’hésite pas à se travestir en homme pour changer son destin et celui de sa famille. Les deux jeunes gens ne vont pas tarder à tomber amoureux l’un de l’autre sans savoir que leur union est maudite.

The Rise of the Phoenixes dépasse les premiers épisodes qui peuvent paraître laborieux et une fois passée l’apparente complexité des intrigues sous-jacentes, l’histoire s’apprivoise aisément. Si la réalisation de Shen Yan et Liu Haibo ne manque pas de peps, c’est surtout du côté de la direction artistique que la série s’impose comme une oeuvre spectaculaire du genre. Derrière les décors éblouissants et les costumes somptueux se cache la vison experte de William Chang, l’homme à qui l’on doit les vertigineux Grandmaster, In the Mood for Love ou encore Ashes of Time. Au fil d’un récit riche d’intrigues royales, d’histoires d’amour impossibles et de duels d’arts martiaux subtilement chorégraphiés, le spectateur respire le doux parfums des jardins impériaux, assiste à des cérémonies du thé, apprend la poésie, découvre les usages du palais et comprend surtout l’immense solitude de l’exercice du pouvoir.

Et que dire du jeu des deux protagonistes Chen Kun et Ni Ni sinon qu’ils nous ont charmés entièrement. Il aura fallu 10 ans à Chen Kun pour revenir au petit écran, lui préférant les grandes salles obscures et blockbusters chinois comme Flying Sword of Dragon Gate, Mulan ou encore Zhon Kui: snow girl and the dark crytal. Ni Ni subjugue par sa candeur et son aisance à nous faire rire. Drôle, profond et trépidant son personnage semble habité par une combativité à toute épreuve, déjouant les pires impasses et usant des plus vifs stratagèmes. Unis dans leur destinée, « les amants maudits » se battent pour une même cause, la justice.

La galerie de personnages captive, se réinvente sans cesse, donnant vie à une culture chinoise fascinante, à tel point qu’il est difficile de les laisser.


visuel : affiche officielle (c) Netflix

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Marine Sulitzer

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