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3615 Monique : la série délurée sur les débuts du Minitel Rose

3615 Monique : la série délurée sur les débuts du Minitel Rose

10 novembre 2020 | PAR Yaël Hirsch

Présentée à Cannes Séries, la série pleine de peps imaginée par Emmanuel Poulain-Arnaud, Armand Robin passe sur OCS à partir du 17 décembre. 10 épisodes de 22 minutes hyper-bien calibrés sur trois jeunes qui réinventent le plus vieux métier du monde sur le minitel. 

Fans des années 80

1980. Après avoir raté Polytechnique au grand dam de sa mère très huppée, Stéphanie (Noémie Schmidt) arrive sur le campus préfabriqué de la Fac de Jouy. Son minois et sa frange font tout de suite mouche dans l’amphithéâtre du cours de nouvelles technologies où Toni (Paul Scarfoglio) fait un exposé sur un tout nouvel appareil livré gratuitement en prototype et qui fera la grandeur et la modernité de la France : le minitel. Le premier de classe, Simon (Arthur Mazet) est circonspect sur la technologie qui n’est que réceptrice mais tout aussi sensible au charme de Stéphanie. Toni met en place un traquenard pour moucher Simon, et Noémie vient voir Simon avec une idée géniale et indispensable pour payer son loyer à l’internat de Joy maintenant que sa mère l’a mâchée: créer un service de charme via le minitel.

Une série jouissive

Sous couvert d’exposé sous le toit très giscardien des parents de Simon et avec une caisse cachée à l’église, ils commencent un commerce prenant et fructueux… Devant la caméra maligne de Simon Bouisson, les trois comédiens bien dirigés font revivre pour nous le début des années 1980 quelque part entre l’esprit potache et celui du rapport Nora/Minc sur la grandeur de la France à l’ère des nouvelles technologies. Les costumes sont canons, les personnages secondaires léchés, l’image joue avec l’écran du minitel et les psychologies des héros évoluent vraiment bien et en nous surprenant au fil des épisodes. Enfin, cerise sur le gâteau : sans jamais dépasser les limites, la série sait citer la crudité du 3615 Monique avec un certain goût joyeux pour la liberté des meurs d’une époque. Drôle et juste dans l’écho d’une époque…

A voir sur OCS à 20h40 à partir du 17 décembre.

visuel : affiche

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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