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L’ouverture du Festival International du Film de Saint-Jean de Luz : cinéma mon amour…

L’ouverture du Festival International du Film de Saint-Jean de Luz : cinéma mon amour…

05 octobre 2022 | PAR Farah Malaoui

Du 3 au 9 octobre, le cœur de la ville bat au rythme du cinéma. Pour sa 9ème édition, le Festival International du Film de Saint-Jean de Luz a choisi de déclarer sa flamme au 7ème Art en ouvrant la cérémonie avec Une comédie romantique qui porte bien son nom , et de clôturer cette semaine d’émotion avec Une histoire d’amour.

En projection : exclusivement des premiers ou deuxièmes films. Depuis sa création, le Festival International du Film de Saint-Jean de Luz défend un cinéma d’avenir en nous présentant les jeunes cinéastes de demain.

Dans la boucle, 10 films en compétition et 8 films hors compétition. Avec le film d’ouverture et le film de clôture, c’est une sélection précise de 20 longs métrages qui seront visionnés pour certains en avant-première. Cette année accueille aussi une collection de 8 courts métrages en compétition pour compléter ce vivier de jeunes réalisateurs et réalisatrices en devenir.

Chaque confection de film est unique. Avant de rencontrer son public, le chemin peut-être long, hasardeux, douloureux, mystique pourquoi pas. Si c’est un pari, il n’est jamais gagné d’avance et si le vocabulaire guerrier traduit souvent l’expérience du film, on peut se douter que toute l’énergie de ses créateurs a été lancée dans la bataille. C’est sûrement ce qui confère à ce modeste festival une proximité immédiate avec les équipes qui viennent partager simplement la fébrilité des premiers pas.

Très attentif à toute l’énergie qu’il faut pour qu’un film puisse rencontrer son public, le Festival permet d’être au plus proche des équipes dans un esprit de partage authentique. Patrick Fabre, son Directeur artistique, nous a confié qu’il était déterminé à confectionner un festival de convivialité, de simplicité et d’échange qui rappelle la facture souvent artisanale des premiers films. Sans oublier que le destin d’un film commence souvent par un ou plusieurs festivals…

C’est aussi ce qui garantit un concentré de films surprenants. La programmation efficace puise dans le large éventail de thématiques universelles comme l’amour, l’amour après la mort, la religion, ou l’adolescence ; qu’elle fait aussi twister en ajustant l’objectif sur la condition humaine à un endroit précis. Du divertissement, des films légers traitant de sujets graves et des films graves engagés comme Harka qui nous rappelle la révolte du printemps arabe, ou encore le film co-ukrainien Butterfly Vision qui porte un certain regard sur la lutte intérieure.

Et le festival de Patrick Fabre, formidable sourceur, fait la part belle aux femmes, à commencer par le jury présidé cette année par l’actrice Géraldine Pailhas. Charlène Favier -Réalisatrice, scénariste et productrice-, Stéphane Foenkinos -Réalisateur, Scénariste-, Jean-Paul Gaultier -Créateur de mode et de costumes de cinéma- et Valérie Karsenti -Comédienne- sont les autres jurés. Derrière l’écran, la réalisation des films présentés est à l’aune de cette parité.

Une Comédie Romantique

La Cérémonie d’ouverture a eu lieu lundi soir, suivie du film d’ouverture Une Comédie Romantique de Thibault Segouin en présence de son réalisateur et de son acteur principal Alex Lutz. Point de départ : Après avoir disparu du jour au lendemain, César réapparaît…

L’histoire nous entraîne avec humour et poésie dans un jeu de piste « mytho » qui révèle une vraie histoire d’amour. Alex Lutz, mensonges en bandoulière joue à l’équilibriste suscitant attachement et détestation. Face à lui, Golshifteh Farahani d’une beauté aussi impétueuse que le caractère de son personnage, apporte une bonne dose de vitalité. Tchéky Karyo fait une apparition à contre-emploi qui nous ravie, et les acteurs en général pourraient être nos voisins.

Pour son premier long métrage, le réalisateur a choisi le décor de Montmartre. La mise en scène est charmante avec des détails véridiques et des cartes postales grandeurs natures qui se glissent dans le paysage. Le quartier est joliment saisi avec la diversité de ses ambiances. Le scénario aussi nous offrent quelques clins d’œil et la musique très présente créé un univers sonore qui contribue à l’esthétique singulière du film.

Avec cette romance d’aujourd’hui, Thibault Segouin, livre un premier long métrage abouti qui porte une signature authentique, minutieuse et poétique.

visuels (c) Farah Malaoui

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