Cinema

La ballade de l’impossible : il s’en est fallu de peu…

La ballade de l’impossible : il s’en est fallu de peu…

30 avril 2011 | PAR Geraldine Pioud

L’amour et la mort. La folie de ne pas être compris. « La ballade de l’impossible » se joue des sentiments. Avec une certaine grâce. Tout du moins une bonne partie du film.

Synopsis : « Tokyo, fin des années 60. Kizuki, le meilleur ami de Watanabe, s’est suicidé. Watanabe quitte alors Kobe et s’installe à Tokyo pour commencer ses études universitaires. Alors qu’un peu partout, les étudiants se révoltent contre les institutions, la vie de Watanabe est, elle aussi, bouleversée quand il retrouve Naoko, ancienne petite amie de Kizuki. Fragile et repliée sur elle-même, Naoko n’a pas encore surmonté la mort de Kizuki. Watanabe et Naoko passent les dimanches ensemble et le soir de l’anniversaire des 20 ans de Naoko, ils font l’amour. Mais le lendemain, elle disparaît sans laisser de traces. Watanabe semble alors mettre sa vie en suspension depuis la perte inexplicable de ce premier amour. Lorsqu’enfin il reçoit une lettre de Naoko, il vient à peine de rencontrer Midori, belle, drôle et vive qui ne demande qu’à lui offrir son amour. »

Esthétiquement très réussi, La ballade de l’impossible est dans la lignée des films japonais de ces dernières années qui combinent une image somptueuse avec une histoire tout en finesse. La première moitié du film est vraiment belle, parlant avec délicatesse et enchantement de la difficulté d’aimer, de la souffrance. Puis le réalisateur se risque sur un terrain explicatif, comme si les maux ne pouvaient s’exprimer qu’en mots. Ce qui n’est bien-sûr pas la cas. Et encore moins au cinéma. C’est à ce moment-là que la longueur (le film fait un peu plus de deux heures) se fait sentir. Mais rien que pour la beauté des images, La ballade de l’impossible vaut le déplacement.

LA BALLADE DE L’IMPOSSIBLE : BANDE-ANNONCE VOST… par baryla

La ballade de l’impossible (Noruwei No More), de Tran Anh Hung, avec Ken’ichi Matsuyama, Rinko Kikuchi, Kiko Mizuhara, Reika Kirishima
Japon, 2h13, Drame / Romance
Au cinéma le 4 mai 2011

Infos pratiques

L’homme d’à côté : et Viva Argentina!
Théâtre de Gennevilliers : l’art comme performance pour la saison 2011-2012
Geraldine Pioud

2 thoughts on “La ballade de l’impossible : il s’en est fallu de peu…”

Commentaire(s)

  • Adaptation du roman qui porte le même nom ?
    j’avais essayé de le lire, mais j’ai un peu calé…

    avril 30, 2011 at 15 h 57 min

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