Cinema
Arrête de pleurer Pénélope au cinéma (en salles le 6 juin)

Arrête de pleurer Pénélope au cinéma (en salles le 6 juin)

27 avril 2012 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Dois-t-on y voir une tendance, après Le prénom, c’est au tour de pièce à très gros succès Arrête de pleurer Pénélope de quitter les planches pour le grand écran. Le film est une comédie amicale réussie qui sera surement un gros tube de l’été.

Chloé, Léonie et Pénélope sont trois copines perdues de vue. Pendant 10 ans, de 5 à 15 ans, elles ont passé leurs étés chez la grande tante Louise (formidable Maria Pacôme), depuis, elles se sont mariées ou pas, elles ont fait des enfants ou pas, la vie quoi ! Et voilà que le décès de la vielle dame les fait se retrouver. Elle a en effet décidé de faire des trois grâces ses légataires testamentaires. Voilà nos quadras de retour sur les terres du souvenir. L’occasion de retrouver les lieux et les visages qui ont rythmé l’adolescence des belles.

Nos trois nanas, Léonie, une rousse working girl, Chloé, une blonde voulant se faire rajeunir et Pénélope, une brune humaniste qui a tendance à pleurer, toutes ultras parisiennes, débarquent alors dans la maison bien paumée, toilettes au fond du jardin et salle de bain en ruine. Très vite, elles renouent et se prennent à nouveau d’amour pour cette bâtisse chargée d’histoire. L’occasion est belle d’aller boire des verres au bar du coin et d’y refaire des rencontres, d’y régler des comptes…

La comédie est légère, sans surprise mais absolument sympathique. Les scènes s’enchaînent dans un mouvement sketch où on doit avouer des moments cultes : une arrivée en robe lamée dans le village pour Léonie, les dialogues entre Pénélope et la tante Lise qui valent de jolis moment assez décalés. Même si les personnages sont tous ultra lissés, les comédiens les portent avec un jeu tout à fait agréable. Jacques Weber en vieux loup de mer vaut le détour. Chacun est juste et Arrête de pleurer Penelope se laisse regarder, ne glissant jamais dans la vulgarité ou l’ultra mélo (on regrette tout de même, la signature de toutes les musiques du film par Freaks, qui viennent ajouter de l’émotion forcée là où c’est inutile.

Sur le fond, la fable est belle : savoir se libèrera de l’enfance tout en l’assumant. Ne pas chercher à liquider le passé. Respecter les liens d’amitiés. Arrête de Pleurer Penelope est un film sur une bande de copine à la vie à la mort, sujet finalement peu et mal traité au cinéma. Ici la proposition est honnête, souriante et au final, totalement acceptable.

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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