Cinema
Anne Föllmi nous parle du Festival du Film à Rueil Malmaison

Anne Föllmi nous parle du Festival du Film à Rueil Malmaison

17 janvier 2020 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Anne Föllmi a accepté de répondre à nos questions au sujet du Festival du Film à Rueil Malmaison qui aura lieu du 29 janvier au 2 février 2020. Elle est responsable de la communication du festival du film et de la communication culturelle de la Ville de Rueil-Malmaison.

C’est la seconde édition du festival. Est-ce que la formule reste la même ?

Oui dans ses grandes lignes avec des temps forts comme la soirée d’ouverture qui rend hommage à un réalisateur – en sa présence – qui revient sur les moments clés de sa carrière et pour lequel l’orchestre symphonique du conservatoire à rayonnement régional fait une création en direct avec un ciné-concert sur des extraits de ses films. Cette année nous sommes heureux d’accueillir Jean-Paul Rappeneau, célèbre pour ses comédies d’aventures et ses films épiques et élégants. Deuxième temps fort : la soirée Rire tout court de courts-métrages de comédie présentés par leurs réalisateurs et acteurs.

Le changement opéré cette année est la concentration des avant-premières sur le week-end afin de permettre au plus grand nombre de spectateurs d’aller dans les salles.

Le thème du festival est « le bonheur fait son cinéma », comment cet angle est-il né ?

L’un des objectifs du festival du film est de proposer aux spectateurs des feel good movies, c’est-à-dire de leur faire partager des histoires qui font rire ou sourire, aux scénarios qui font réfléchir, distillant des petites leçons de vie ou de grandes bouffées d’optimisme. L’époque a besoin d’optimisme et le choix de Jean-Paul Rappeneau comme invité d’honneur s’inscrit parfaitement dans cette thématique !

Cette édition du festival fera la part belle à un ciné-concert, quel est selon vous l’apport de ce type d’événement ?

C’est un événement important à plusieurs titres : d’abord pour les spectateurs par la qualité de l’interprétation. Ensuite pour les étudiants du conservatoire qui travaillent pendant des semaines sur ce type de projet original – et difficile. L’apport pédagogique est indéniable. Enfin, pour le réalisateur invité qui est souvent ému de voir et d’entendre réorchestrés des extraits des musiques de ses films, interprétés par de jeunes musiciens. D’autant que ces musiques n’ont jamais été jouées en public !

Le festival est l’occasion de remettre un prix important, celui du concours international du court-métrage qui récompense les étudiants en école de cinéma. Est ce que le festival est attentif aux cinéastes en devenir ?

Cela fait maintenant 10 ans que la Ville de Rueil-Malmaison a créé ce concours du prix du court-métrage francophone ouvert aux étudiants en écoles de cinéma ou aux premiers films afin de promouvoir et récompenser les jeunes talents émergents. Doté de 2000 €, il leur permet de financer un autre projet. C’est en effet un des axes importants du festival que de soutenir la création cinématographique. Le fait que le prix soit remis par un grand réalisateur connu lors d’une soirée prestigieuse est aussi un encouragement pour tous ces jeunes auteurs.

Comment travaillez-vous avec le jeune public ?

L’éducation à l’image est l’un des objectifs majeurs du festival. Une importante programmation de films accompagnée d’ateliers présentant les coulisses du cinéma (réalisation d’effets spéciaux, cadrage, écriture de scénarios, montage…) est donc dédiée au public scolaire de la maternelle au lycée. Chaque année, plus de 2500 élèves assistent ainsi aux projections dans le cadre du festival. D’autres actions leur sont également proposées tout au long de l’année comme des parcours culturels autour du cinéma en partenariat avec l’Inspection de Circonscription.

De plus, des films à voir en famille sont programmées durant le week-end du festival.

( Article partenaire)

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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