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La séance de minuit a rouvert les salles Pathé avec l’excellent thriller coréen « Lucky Strike »

La séance de minuit a rouvert les salles Pathé avec l’excellent thriller coréen « Lucky Strike »

22 juin 2020 | PAR Yaël Hirsch

Ce 21 juin, Fête de la musique, non seulement Paris mais aussi plusieurs villes de France étaient effectivement à la fête..  Non seulement le gouvernement annonçait une ouverture des salles de spectacles à un public plus nombreux qu’une place sur deux (familles regroupées) mais les cinémas Pathé ouvraient dès minuit et une minute dans la nuit du 22 pour une avant-première du film Lucky Strike de Kim Yong-hoon. Le meilleur after de la nuit la plus longue pour les cinéphiles !!

À minuit et une minute, donc, le Pathé Wepler ouvrait ses portes à un public cinéphile masqué. Le cinéma était rutilant, pleinement nettoyé et les consignes de sécurité affichées sur tous les murs. Les places, quant à elles, étaient numérotées et attribuées pour assurer le respect des consignes de sécurité. Notre salle était presque à un tiers pleine, malgré l’heure tardive et rien qu’aux bandes-annonces, le plaisir partagé de s’enfoncer dans les gros fauteuils rouges et d’attendre le film est perceptible.

Et le choix de cette avant-première nocturne était parfait. Il s’agit d’un premier film : celui du réalisateur coréen Kim Yong-hoon, mais avec un casting illustre dans son pays (Jeon Do-yeon, Jung Woo-sung, Bae Seong-woo) et parfaitement léché et maîtrisé (merveilleuse photo signée Kim Tae-sung).

L’histoire ? Une demi-douzaine de personnages tournent autour d’un sac Louis Vuitton rempli de billets dans la ville portuaire de Pyeongtaek, à 70 km de Séoul. Ils sont presque tous affreux sales et méchants : la tenancière de bordel, le malfrat éviscérateur, le douanier, la mère abusive et même la femme battue prostituée et le technicien de surface dans un sauna. Et ils jouent leur vie, sans hésiter à mettre en danger, voire à achever celle des autres. Et surtout sans savoir exactement quels fils se nouent et se tordent au-dessus de leurs têtes…

Rythme parfait, glamour et ironie inspirés, humour subtil et suspense maintenu malgré et avec la bêtise crasse de la plupart des personnages, tous les ressorts de ce film réjouissent. Visuellement sublime, le thriller fonctionne à plein. Tant et si bien que quand 2 h 15 du matin sonne, on a à peine vu le temps filer. Une parfaite reprise des affaires et un retour en salle qui ressemble à une jolie fanfare. Le public pourra partager cette expérience très stylisée de la Corée dès la sortie de Lucky Strike le 8 juillet !

Lucky Strike, de Kim Yong-hoon, avec Jeon Do-yeon, Jung Woo-sung, Bae Seong-wooJeong Man-sik, Shin Hyan-been, Jung Ga-ram, Corée du Sud, 2019, 1h48, Wild Bunch, sortie française le 8 juillet 2020.

visuel : affiche du film

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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