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Christian Rizzo, Johanny Bert et Phia Menard parmi les lauréats du prix du Syndicat de la Critique

Christian Rizzo, Johanny Bert et Phia Menard parmi les lauréats du prix du Syndicat de la Critique

22 juin 2020 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Ce 22 juin, le 57e  le palmarès du Prix du Syndicat professionnel de la critique Théâtre, Musique et Danse a été dévoilé.  Les Prix du Syndicat de la Critique saluent chaque année les spectacles et les personnalités artistiques, que ce soit en théâtre, en musique ou en danse, qui ont marqué la saison, une saison avortée par le Covid.

C’est donc un palmarès dans un contexte très particulier qui est livré. Par communiqué Le syndicat raconte qu’il  a « décidé de maintenir ses prix pour affirmer son soutien au spectacle vivant, particulièrement impacté par une crise sanitaire dont les répercussions sociales et économiques se font déjà sentir. Portés par un élan solidaire, de très nombreux adhérents ont témoigné cette année par leur vote de l’importance de la création, de l’engagement des artistes pour partager avec le public le désir d’un monde poétique. Riche de toutes ces voix passionnées et singulières, le 57ème palmarès reflète une belle diversité, un art florissant sous toutes ses formes esthétique « 

Et en effet, la création la plus contemporaine, et la plus politique est ici merveilleusement représentée. Parmi nos immenses coup de cœurs de la saison dernière :

Dans la catégorie danse, Une Maison, l’inoubliable danse fantôme de Christian Rizzo rafle le Grand Prix (aux côtés de Body and Soul de Crystal Pite). L’incroyable poupée queer de Johanny Bert, Hen, est auréolée de La Mention Spéciale de la section Théâtre.  Phia Menard souffle elle le tout nouveau prix de La Performance pour son travail sur l’Europe dans Maison Mère. Lia Rodrigues, artiste brésilienne qui devait présenter un focus en mars à Chaillot reçoit le prix de la Personnalité chorégraphique de l’année  (aux côtés d’Akram Khan). Kirill Serebrennikov est  récompensé du Meilleur spectacle étranger pour le percutant Outside, pièce à la fois sur l’enfermement et la mort, choc du dernier Festival d’Avignon. 

Et  voici le palmarès complet : 

En Théâtre

GRAND PRIX (Meilleur spectacle théâtral de l’année) UNE DES DERNIÈRES SOIRÉES DE CARNAVAL, de Carlo Goldoni, mise en scène de Clément Hervieu-Léger (Théâtre de Carouge, Théâtre des Bouffes du Nord)

PRIX GEORGES-LERMINIER (Meilleur spectacle théâtral créé en province) PELLÉAS ET MELISANDE, de Maurice Maeterlinck, mise en scène de Julie Duclos (La FabricA – Festival d’Avignon)

MEILLEURE CREATION D’UNE PIECE EN LANGUE FRANCAISE FEMININES, de Pauline Bureau (Comédie de Caen)

MEILLEUR SPECTACLE ETRANGER OUTSIDE, de Kirill Serebrennikov (L’Autre Scène du Grand Avignon, Vedène, Festival d’Avignon)
PRIX LAURENT-TERZIEFF (Meilleur spectacle présenté dans un théâtre privé) ROUGE, de John Logan, mise en scène de Jérémie Lippmann (Théâtre Montparnasse)

MEILLEURE COMEDIENNE LUDMILLA DABO dans Une femme se déplace, de et mis en scène par David Lescot (Théâtre des 13 vents, Printemps des Comédiens)

MEILLEUR COMEDIEN ANDRE MARCON, Anne-Marie la Beauté de et mis en scène par Yasmina Reza (La Colline – Théâtre national)

PRIX JEAN-JACQUES-LERRANT (Révélation théâtrale de l’année) ex æquo AURORE FREMONT dans Électre des bas-fonds, de et mis en scène par Simon Abkarian (Théâtre du Soleil) ROMAIN DAROLES dans Phèdre ! de et mis en scène par François Gremaud d’après Racine (Théâtre de Vidy-Lausanne-Festival d’Avignon-Sélection Suisse)

MEILLEURE CREATION D’ELEMENTS SCENIQUES STÉPHANE BRAUNSCHWEIG, scénographie de Nous pour un moment, d’Arne Lygre, mis en scène par Stéphane Braunschweig (Odéon – Théâtre de l’Europe) MEILLEUR COMPOSITEUR DE MUSIQUE DE SCENE HOWLIN’JAWS, pour Électre des bas-fonds, de et mis en scène par Simon Abkarian (Théâtre du Soleil)

MEILLEUR LIVRE SUR LE THEATRE JEAN-PIERRE HAN, 30 éditos+1, (Frictions, Théâtre-Écritures, numéro hors-série)

MENTION SPECIALE HEN, de et mis en scène par Johanny Bert (Théâtre du Train Bleu, Festival OFF d’Avignon)

En Danse

GRAND PRIX ex æquo BODY AND SOUL, chorégraphie de Crystal Pite (Ballet de l’Opéra national de Paris) UNE MAISON, chorégraphie de Christian Rizzo, (ICC-CCN Montpellier, Montpellier Danse, Théâtre de la Ville hors les murs/Chaillot-Théâtre national de la danse)

MEILLEUR INTERPRETE CRISTIANA MORGANTI, Moving with Pina, Théâtre de la Ville/ Théâtre des Abbesses.

MEILLEURE COMPAGNIE BALLET DE L’OPÉRA DE LYON.

PERSONNALITES CHOREGRAPHIQUES ex æquo AKRAM KHAN et LIA RODRIGUES

MEILLEUR FILM SUR LA DANSE DANSER SA PEINE, de Valérie Muller (Production Béatrice Schönberg, ELEPHANT productions)

MEILLEUR LIVRE SUR LA DANSE REGARDEZ LA DANSE ! de Philippe Verrièle (Nouvelles Éditions Scala, 2019)

PERFORMANCE PHIA MÉNARD

REVELATION CHOREGRAPHIQUE PO-CHENG TSAI, chorégraphe de la compagnie B.Dance.

En Musique

GRAND PRIX (Meilleur spectacle lyrique de l’année) ERCOLE AMANTE, de Francesco Cavalli, mis en scène par Valérie Lesort et Christian Hecq, direction musicale de Raphael Pichon, Choeur et Orchestre Pygmalion (Coproduction Opéra-Comique, Opéra de Versailles-Spectacle et Opéra national de Bordeaux)

PRIX CLAUDE-ROSTAND (Meilleur spectacle lyrique créé en province) LE DÉMON, d’Anton Rubinstein, mis en scène par Dmitry Bertman, direction musicale de Paul Daniel (Coproduction Opéra national de Bordeaux, Théâtre Liceu de Barcelone, Helikon-Opéra de Moscou, Staatstheater de Nuremberg)

MEILLEURE COPRODUCTION LYRIQUE EUROPEENNE JACOB LENZ, de Wolfgang Rihm, mis en scène par Andrea Breth, direction musicale d’Ingo Metzmacher, Ensemble Modern (Coproduction Festival d’Aix, Théâtre de la Monnaie de Bruxelles, Staatsoper de Berlin)

MEILLEURE CREATION MUSICALE CONCERTO POUR PIANO N°3 « FRAGMENTS DE MÉMOIRE », de Zygmunt Krauze, direction musicale de Wilson Hermanto, Zygmunt Krauze, piano (Festival d’Automne de Varsovie et Orchestre national de Metz)

PERSONNALITE MUSICALE DE L’ANNEE ex æquo BENJAMIN BERNHEIM, ténor LÉO WARYNSKI, chef d’orchestre

REVELATION MUSICALE DE L’ANNEE FLORENTIN GINOT, contrebassiste

MEILLEURS LIVRES SUR LA MUSIQUE L’OPÉRA DE PARIS, 350 ANS D’HISTOIRE, par Mathias Auclair (Éditions Gourcuff Gradenigo)

CONVERSATIONS AVEC GUENNADI ROJDESTVENSKY, LES BÉMOLS DE STALINE, par Bruno Monsaingeon (Éditions Fayard)

Visuel : ©Marc Domage

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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