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[Critique] « Monstres University » Pixar n’arrive décidément plus à nous surprendre.

[Critique] « Monstres University » Pixar n’arrive décidément plus à nous surprendre.

15 août 2013 | PAR Gilles Herail

[rating=2]

La firme à la lampe produit maintenant à la pelle des suites franchisées (et le programme des années à venir regorge de numéros 2 et numéro 3). Le grand ennemi Dreamworks, souvent moqué pour son manque de maturité propose lui des films originaux qui rencontrent en plus le succès, comme leur dernier bébé, Les Croods. Le monde à l’envers.

affichePixar, studio auquel nous avons déjà consacré un long dossier a du mal à se remettre d’une bonne série exceptionnelle. Les Indestructibles, Ratatouille, Wall-E, Là Haut et Toy Story 3. Brave nous avait un peu rassurés sans totalement convaincre. Monstres Academy ne nous ôtera pas de l’idée que quand même, Pixar, c’était mieux avant. Le dernier Pixar est un Préquel qui s’attaque au genre du « College Movie ». Pas vraiment sur le mode de la comédie mais plus celui de la chronique. Techniquement parfait, Monstres Academy laisse pourtant une impression d’inachevé. D’un film qui n’a finalement pas grand chose à dire.

On aime pourtant les débuts prometteurs. Les deux héros qui sont d’abord adversaires avant de devenir inséparables. Le méchant de Monstres et Cie qui est un ado timide et suiveur. Mais la structure du scénario est trop prévisible pour nous emporter. Une série d’épreuves autour d’un concours permettant aux héros de réintégrer l’école la plus prestigieuse. Le groupe va finalement se révéler, se souder, comprendre que l’union fait la force… Pas assez pour nous enthousiasmer malgré un souci constant de complexifier la relation entre Bob et Sulli.

On retrouve un peu de Pixar à quelques moments. Lors d’une très belle scène de quasi film d’horreur, où tous les ingrédients de la peur sont méthodiquement disséminés pour arriver au rugissement final. Cette même peur qui nous habite quand elle arrive dans un grand fracas La Doyenne, autre grande trouvaille du film. Pixar fait face à un nouveau dilemme. Les enfants lui préféreront de loin Moi moche et Méchant 2 et ses mignons. Et leurs parents commencent à se demander s’ ils ne feraient pas mieux d’essayer la concurrence.

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