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Les 8 choses que Toute La Culture attend avec impatience à Cannes 2018

Les 8 choses que Toute La Culture attend avec impatience à Cannes 2018

08 mai 2018 | PAR Yaël Hirsch

Comme chaque année, une partie de la rédaction est en pole-position sur la Croisette pour vous livrer un maximum de perceptions et d’émotions du 71e Festival de Cannes...

On aurait pu dire « Les 71 choses que Toute La Culture attend » en cette édition anniversaire (un beau Festival de 70 ans !). Mais on aurait eu peur de vous lasser. 8 ça rime en 2018, c’est chic…

1. Va-t-on pouvoir voir tous les films de la Compétition ?
Alors qu’il y a deux (parfois trois films) en compétition par jour, auparavant, les journalistes en voyaient un à 8h30 et l’autre la veille. Pour éviter les tweets assassins, fini celui avec un jour d’avance. Les projections auront lieu en simultané en Salle Debussy (qui contient 1/3 des effectifs de la Grande Salle Lumière). Il y a des séances du lendemain, mais tout de même, nous avons un peu peur de déroger à notre règle de chroniquer TOUS les films de la Compétition, qui s’est à peu près appliquée sans faille depuis que nous venons à Cannes, depuis 2012.

2. Terry Gilliam fera-t-il la clôture ?
Son Don Quichotte est prévu pour la clôture du 19 mai avec une sortie simultanée en salles. Enfin! Le réalisateur subit une malédiction depuis le début de cette adaptation de Cervantès … en 1991. Et pourtant, le sort frappe encore : les relations avec son Producteur Paulo Branco sont si tendues que ce dernier a saisi la justice pour empêcher la projection…Réponse mercredi.

3. Où va-t-on passer nos plus belles nuits ?
Pas de Silencio à Cannes cette année. Quel sera notre QG nocturne ? L’Â.M.E. reprend du service, la Plage Magnum annonce une affiche folle, On a hâte d’aller écouter Keren Ann chez Mouton Cadet et La Villa Schweppes va – comme chaque année- nous faire danser… mais quelles sont les nouveaux spots nocturnes de la Croisette? Réponse au fur et à mesure de nos Live-Reports quotidiens.

4. La Palme d’Or sera-t-elle donnée à une réalisatrice cette année ?

Depuis la création du festival, une seule femme a remporté la prestigieuse récompense : Jane Campion pour La Leçon de piano... en 1993. Avec trois réalisatrices en compétition cette année (Alice Rohrwacher pour Heureux comme Lazzaro, Eva Husson pour Les filles du soleil et Nadine Labaki pour Capharnaüm), la chance est minime mais le Festival nous réserve toujours beaucoup de surprises…

5. Notre stagiaire Aurore va-t-elle adorer son premier festival de Cannes ?

Présente dans les bureaux de Toute La Culture depuis le début du mois d’avril, Aurore a été catégorique depuis le début : « je veux et j’irai et je couvrirai une partie du plus grand festival de cinéma du monde cette année ». La motivation est là, le peu d’heures de sommeil et la méconnaissance du lieu ne lui font pas peur. « Je pense que ça sera le plus bel enfer de toute ma vie. L’enfer pour la masse de travail qui m’attend, le plus beau parce que c’est le Festival de Cannes et parce que la vue de mon balcon est magnifique » nous a-t-elle dit en riant.

6. Le Festival offrira-t-il son lot de rires et de larmes ?

Les larmes devraient venir assez facilement devant les mélodrames, fort nombreux toutes sélections confondues. Quant aux rires, ils sont, nervosité de festivalier oblige, parfois provoqués par des films malgré eux. Le registre comique devrait tout de même nous faire travailler les zygomatiques.

7. Sortira-t-on vivants de cette édition ?

La réponse est oui, assurément ! Sur les rotules, certes, car un Festival, c’est parfois une quarantaine de films en dix jours, mais le coeur et la tête étourdie d’émotions et d’images folles. Du moins, on l’espère.

8. Quels sont les films que vous attendez le plus?

Yaël : En compétition : La Guerre Froide d’un couple dans des années 1950 de Pawel Pawlikowski qui continue à tourner en noir et blanc et dans sa langue après le sublime Ida (Lire notre article).

Aurore : Un Certain Regard : Rafiki réalisé par Wanuri Kahiu, est le tout premier film kényan en compétition à Cannes. Dans un pays particulièrement homophobe qu’est le Kenya, la réalisatrice ose raconter une histoire d’amour entre deux femmes. Une belle manière de faire évoluer les mentalités en évoquant la situation (inadmissible) des homosexuels en Afrique…Même si le film est interdit de projection dans son pays d’origine. (Lire notre article)

Alexis : En compétition : Plaire, aimer et courir vite, de Christophe Honoré. Formidables acteurs, Vincent Lacoste et Pierre Deladonchamps devraient faire des étincelles dans ce film. En Séances de minuit, Arctic de Joe Penna, où Mads Mikkelsen devrait nous faire rêver sous les latitudes boréales.

Retrouvez tous les articles de Toute La Culture sur le Festival de Cannes dans notre dossier Cannes 2018

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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