Salons
Une huitième édition de Drawing Now : les traits sombres de l’actualité

Une huitième édition de Drawing Now : les traits sombres de l’actualité

25 mars 2014 | PAR Amelie Blaustein Niddam

La huitième édition du plus contemporain des salons du dessin se tient bien au tout nouveau Carreau du Temple très récemment occupé par le CIP (Coordination des intermittents et précaires). 87 galeries internationales, soit 400 artistes sont exposées sur 3000 m2,>Cette année le salon en compte trois. Drawing Now qui présente 55 galeries reconnues du Landerneau , 16 dans la section Initiale où sont montrées celles qui exposent pour la première fois au salon et Fresh, dans un autre lieu, l’espace Commines qui fait la part belle à la jeune création.

Cette année on retrouve ce qui nous happe depuis maintenant plusieurs éditions, c’est à dire, une multiplicité de techniques  et de matériaux associés à des thématiques sombres.

Voici nos coups de cœur.

Les petits bonhommes de Saint Oma à la Galerie du jour/Agnès B. L’artiste a été repéré dans un squat à Montreuil, l’Albatros. Il présente de son trait fin une capture du monde à l’humoir noir. Agnès B a souhaité installer pour Drawing Now le dessin dans la même situation que lors de son coup cœur. Nous sommes face à une silhouette qui, perfusée est reliée à des petits dessins, ici sublimés par un encadrement propre à la galeriste.

Les cartes postales de Delphine Gigoux-Martin nous embarquent dans un voyage en nostalgie avec ses traits au fusain qui déplacent une photographie de famille en noir et blanc en porte vers le dessin animé.  Elle est présentée par la galerie Métropolis.

Metropolis qui met en avant l’excellent Johann Rivat qui de ses mines de plomb sur papier raconte révolutions et manifestations dans la ville.

La bulgare Nina Kovacheva a de drôles de jeux d’enfants. A la galerie coréenne Daegu, un petit garçon s’apprête à tirer sur une petite fille désabusée. Aucun espoir, Batman leur tourne le dos,  et ici, l’aquarelle est noire et grasse.

Les nouvelles de Paul Pouvreau ne sont pas forcément bonnes. Lui retravaille sur des journaux en dessinant par dessus, en fonction de l’actu. A voir à la galerie Scrawitch.

Gabriella Giandelli, qui sera l’invitée d’honneur du prochain festival de Lucerne expose ici des planches dessinées où la scarification donne naissance à un jardin. Elle est présente sur le stand de la galerie D406 fedeli alla linea.

Le visage fermé de Luc Detot, indestructible puisqu’il travaille la poudre de marbre, la mine de plomb et la cire sur bois. Ce bloc impressionnant est à découvrir à la Galerie D.X

L’aigle dictatorial de Gideon Kiefer qui est sanglé à la Geukens & De Vil Gallery

A l’espace Commines, la Next Level Galerie permet de poser une question trés actuelle : la peur fait-elle vivre plus longtemps ? La dissection est à observer via le trait de David Miguel

Comme chaque année, DRAWING TALKS, INTERVIEWS, VIDEO et DRAWING IN PROCESS viendront ponctuer le Salon afin de présenter toutes les facettes du dessin contemporain. Enfin, l’exposition culturelle présentée par Philippe Piguet fera la part belle au graffiti!

Visuels : © Next Level Galerie, © Geukens & De Vil Gallery, © Daegu, ©galerie Scrawitch, © Galerie du jour Agnès B

Infos pratiques

La Nacelle
La Panacée
Enora Le Goff

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.


Soutenez Toute La Culture