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Museum Connections 2022

Museum Connections 2022

31 mars 2022 | PAR Nicolas Villodre

Vient de se tenir Porte de Versailles l’édition 2022 du salon Museum Connections. Sa directrice, Claire de Longeaux, nous en a fait la visite et, par la même occasion, nous en présenté les objectifs, les thématiques, les enjeux.

Toute la culture ou presque

À l’origine, le salon a été créé pour développer les ressources propres des musées. Par la suite, plusieurs années plus tard, il a été décidé de l’orienter vers l’expérience : l’expérience culturelle et touristique. Autrement dit, sur ce qui se passe quand on prépare sa visite dans un lieu, quand on la vit ou quand on en revient. La boutique du musée est là aussi pour rappeler cette visite. Cette année, le salon a mis en valeur 390 exposants. Plus de la moitié d’entre eux y ont présenté des produits à destination des boutiques. Les autres ont proposé des solutions de « médiation », d’accompagnement, des méthodes digitales d’enregistrement d’itinéraires et de billetterie. En bref, de tout ce qui fait la vie quotidienne des musées.

Museum Connections vise à « décoder les tendances et les innovations » et, par là même, à « imaginer de nouvelles expériences de visite » en offrant les outils à disposition des établissements culturels et touristiques, la pratique en ces domaines ne cessant d’évoluer. Cette offre d’objets divers,  manufacturés ou fabriqués de manière artisanale, va de pair avec des conférences, des réunions de travail, des animations, des démonstrations destinées à donner aux professionnels l’occasion de construire leur avenir en faisant émerger de nouvelles solutions.

L’art et la manière

De grands musées, de prestigieuses institutions hexagonales et internationales étaient représentés au salon, sous une forme ou sous une autre. Soit en exposant leurs produits dérivés, soit en participant aux réflexions autour de leur mission et de leur cœur de cible – le visiteur, le client, l’usager. Parmi les établissements ayant participé à l’événement nous citons en passant la BnF, le Château de Vaux-le-Vicomte, le Palais de Tokyo, le Centquatre, le Château de Chambord, la RMN/Grand Palais, le Rijksmuseum, La Cinémathèque, la boutique Getty, le Muséum d’histoire naturelle de Toulouse, la Cité de l’espace…

Le bio et la diversité étant de rigueur et les anglicismes inévitables, les boutiques deviennent « concepts stores »; les produits sont recyclables, réutilisables. « eco-friendly », « locally », « feel good ». Certains stands ont retenu notre attention. Celui, par exemple, de Sophie Cano, qui a conçu une collection de pochettes et de sacs brodés en perles destinés à la boutique de Notre-Dame de Paris. Celui de Losolante, qui propose un dispositif sonore basé sur le principe de l’ostéophonie, le son n’étant pas transmis par l’air mais diffusé par le corps humain. La BnF s’est engagée dans le « développement d’une stratégie de licence de marque » et nous a montré de beaux échantillons d’imprimés inspirés par une collection de papiers peints ayant fait l’objet de dépôt légal par le passé. 

Visuel : stand d’Orbital Views © Nicolas Villodre

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Nicolas Villodre

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