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La galerie Ségolène Brossette : work in progress pour ses artistes.

La galerie Ségolène Brossette : work in progress pour ses artistes.

01 juillet 2019 | PAR Pauline Lisowski

Pour la réouverture de sa galerie rue Guénéguaud, Ségolène Brossette propose à ses artistes de présenter un travail en cours.

 

Elle leur donne la parole, les invitant à se positionner par rapport à la situation de l’art contemporain actuelle. Elle leur a demandé d’écrire un texte sur leurs intentions d’une nouvelle œuvre, le développement de leur pratique et comment ils se positionnent par rapport à l’art contemporain. Nouveau départ pour cette galerie qui réunit ici photographies, dessins, volumes, un panel de médiums qui reflète la diversité de la création contemporaine.

Son accrochage révèle les fils conducteurs des œuvres de ses artistes, la relation de l’homme au paysage, comment le monde se transforme, la place de l’individu dans la société, nos origines… Des liens visuels s’établissent, du corps à la nature, de l’espace au motif et au décoratif… Les artistes expérimentent différentes techniques, jouant des relations entre elles, interrogent le rapport à la photographie, au dessin, à la figure du corps dans des espaces, aussi bien réels, géométriques que fictifs.

Les photographies Why not portraits? de Christophe Beauregard montrent des portraits d’anonymes sur des fonds aux motifs reflétant une personnalité. Celui-ci ancre la personne dans un contexte et dans une quête de construction de soi.
A côté, Bertrand Robert dévoile la série [ en mon âme ] et conscience, des dessins d’une grand finesse, aux couleurs éclatantes. Ils font surgir des souvenirs d’émotions, de rencontres, de relations entre les individus. L’écoute d’une voix nous invite à entrer en contact avec l’individu dessiné. L’artiste dessine pour faire entendre ce qu’on ne dit pas, ce qu’on cache.
Le travail de Fabien de Chavanes Opus Tessellatum joue sur les relations entre les motifs des mosaïques antiques romaines et le relief que crée du papier froissé. Par ces interactions entre l’image et son support, l’artiste interroge la relation entre la photographie et le volume. Le corps devient signe dans un espace géométrique. Un lien visuel et formel s’établit avec l’œuvre World Sense de Sylvie Bonnot, la gélatine venant donner une fluidité à l’image d’un portrait.

Christine Mathieu travaille elle aussi par série, saisit des ressemblances, une unité… Ses photographies de parures témoignent de l’histoire des coutumes et des représentations des femmes selon les époques et contextes. Elle explore différents musées européens et dévoile ainsi la diversité d’un patrimoine d’une multitude de cultures.

Xavier Dumoulin avec la série Le tropique des Pyrénées porte son regard sur les conséquences du changement climatique. Ses photographies jouent d’une confrontation entre une végétation exotique et un décor, baignées d’une lumière forte.

Laurence Nicola présente deux photographies Paysages de rêves dans lesquelles nature et corps entrent en relation. Des objets et des matières s’ajoutent à son corps, telles des greffes. Ils renvoient à des sensations qu’on peut avoir lorsqu’on est à l’écoute de nos sens et de notre environnement.

Le rêve se poursuit avec les œuvres Moon Symphony de Tania & Lazlo, une nouvelle série d’images où le corps est au cœur de la nature. Ces situations incarnent mystère et poésie, un instant de fusion, un espace-temps.

Les pièces Lames de bois de Sylvie Bonnot ponctuent l’ensemble de cette exposition : Des portraits photographiques sur gélatine argentique épousent la texture du bois fendu et apprêté. Les traits du visage répondent à ceux de cette matière vivante.
Ainsi, cette exposition collective promet de belles suites et nous incite à entrer au cœur de l’univers de chaque artiste. Elle offre un aperçu d’un travail artistique qui nous invite à réfléchir à notre place dans la société, au cœur de la nature, avec les autres et à l’écoute des éléments.

Ségolène Brossette Galerie 15 Rue Guénégaud, 75006 Paris

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Pauline Lisowski

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