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Elizabeth Garouste, Chimères, à la galerie Polad-Hardouin à Paris

Elizabeth Garouste, Chimères, à la galerie Polad-Hardouin à Paris

22 décembre 2015 | PAR Christophe Dard

Jusqu’au 13 janvier 2016, la galerie Polad-Hardouin nous convie à faire connaissance avec les Chimères d’Elizabeth Garouste, une galaxie de personnages et de formes que les rêves et les cauchemars n’auraient pas eu le temps de ramasser sur le chemin de l’inconscient. Des nombreuses pièces sont exposées pour la première fois en France.

 

 

Elizabeth Garouste, Puzzle, 2015. © Elizabeth Garouste 2015. Courtesy Galerie Polad-Hardouin
Elizabeth Garouste, Puzzle, 2015. © Elizabeth Garouste 2015. Courtesy Galerie Polad-Hardouin. 

 

On connaît la décoratrice et la créatrice, de mobilier et d’objets, invitée à présenter son travail depuis les années 1980 dans les musées et les galeries du monde entier, notamment au Centre Georges Pompidou. Mais Elizabeth Garouste n’est pas du genre à mettre de côté la nébuleuse de supports et de matériaux avec lesquels tout artiste veut sympathiser.
Ainsi, en 2011, elle expose pour la première fois à la galerie Polad-Hardouin des dessins à l’encre de Chine et des sculptures en fer battu peint, dédale de corps et de créatures hybrides.

 

Elizabeth Garouste, Zéphir, 2015. © Elizabeth Garouste 2015. Courtesy Galerie Polad-Hardouin
Elizabeth Garouste, Zéphir, 2015. © Elizabeth Garouste 2015. Courtesy Galerie Polad-Hardouin

 

Depuis, Elizabeth Garouste essaye d’approfondir ces représentations et le fruit de ces recherches est présenté jusqu’au 13 janvier 2016, de nouveau à la galerie Polad-Hardouin.
L’artiste donne à ses œuvres le joli nom de Chimères, mirages de la réalité bercés par une rêverie fantaisiste. Qu’il s’agisse de sculptures peintes, seules, rassemblées sur un jeu d’échec ou bien animées dans l’espace, comme en lévitation, de tapisseries ou de grandes toiles multicolores, les visages et les corps croisent l’humain, l’animal et le végétal. Quant aux sexes, si leurs formes sont identifiables, ils ressemblent à des plantes carnivores qui portent le poison au bout des lèvres.

 

Elizabeth Garouste, Floraison, 2015. © Elizabeth Garouste 2015. Courtesy Galerie Polad-Hardouin
Elizabeth Garouste, Floraison, 2015. © Elizabeth Garouste 2015. Courtesy Galerie Polad-Hardouin

 

Elizabeth Garouste conçoit depuis plusieurs années des intérieurs pour les autres. Cette fois elle nous incite à prendre nos aises dans le sien. Sous le toit de l’imagination, elle nous fait découvrir des chimères libres, troublantes et énigmatiques, des chimères qui doivent tout au dessin, le premier levé à l’aube de toute création.

Christophe Dard.

 

INFORMATIONS PRATIQUES :
Elizabeth Garouste, Chimères
Galerie Polad-Hardouin
Du mardi au samedi de 11h à 19h et sur rendez-vous
86 rue Quincampoix 75003 Paris
01 42 71 05 29
www.polad-hardouin.com

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Christophe Dard
Diplômé d'un Master d'histoire contemporaine et d'une école de radio, Christophe est journaliste, passé notamment par Europe 1. Il travaille depuis 2013 pour Toute la Culture. Compte Instagram : https://www.instagram.com/christophe_dard/?hl=fr

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