Expos

La Villa Médicis, la Villa Kujoyama et la Casa de Velázquez  réunies à Marseille pour  ¡ Viva Villa !

La Villa Médicis, la Villa Kujoyama et la Casa de Velázquez réunies à Marseille pour ¡ Viva Villa !

25 septembre 2018 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Le festival ¡ Viva Villa ! a pour vocation de réunir chaque année les œuvres des résidents de trois prestigieuses résidences artistiques – la Villa Médicis, la Villa Kujoyama et la Casa de Velázquez – ainsi que de nombreux artistes invités, autour du thème choisi par ses commissaires. L’édition 2018 se tiendra à la Villa Méditerranée, à Marseille du 29 septembre au 7 octobre 2018. Rencontre avec les représentants de ces trois institutions.

Pouvez-vous me raconter la naissance de ce nom, très espagnol ?

Le choix de ¡ Viva Villa ! est venu naturellement puisque notre idée était de célébrer nos trois institutions et les artistes que nous accueillons. L’expression ¡ Viva Villa ! est plutôt universelle, compréhensible dans toutes les langues et par tous.

« Villa » renvoie aux institutions de Rome et Kyoto, et la ponctuation à celle de Madrid ; « Villa » ne veut rien dire en espagnol, où l’on trouve la « Casa ». C’est donc pour équilibrer le poids italien prépondérant du nom que l’on a retenu les 2 points d’exclamations hispaniques, donnant cette connotation espagnole (le nom est aussi il est vrai un écho d’un film célèbre sur la révolution mexicaine…)

La co-direction est incroyablement prestigieuse : L’Académie de France à Rome – Villa Médicis à Rome, la Villa Kujoyama à Kyoto et la Casa de Velázquez à Madrid, comment travaillez vous ? Simplement : qui fait quoi ?

C’est une véritable collaboration. Toutes les décisions sont prises collectivement. On se répartit les tâches et les missions. Et le budget est géré collectivement, chacun contribuant selon ses moyens. C’est lourd à gérer mais nos équipes sont très efficaces et totalement impliquées pour faire de cet événement un moment fort de la vie culturelle française.

Quel sera l’axe de l’édition de cette année ?

 

Le thème de la frontière structure cette édition. Dans toutes les acceptations du terme.

Quels en sont les temps forts ?

 

La programmation est très riche. C’est difficile de retenir un temps fort. Mais chaque carte Blanche des 3 maisons permet de s’approcher à ce qui se fait dans ces résidences. C’est là la raison d’être de ce festival. Et bien sûr, la colonne vertébrale du Festival est l’exposition avec son programme satellite qui met en dialogue les artistes de nos trois institutions. Fruit du co-commissariat de Cécile Debray et Federico Nicolao une véritable mise en lumière où toutes les disciplines représentées par nos lauréats, ce festival promet d’être un remarquable marqueur de la création contemporaine française. Vous trouverez l’ensemble de la programmation ici.

D’un point de vue de politique culturelle, l’édition 2018 se passe à Marseille, quels sont vos liens avec les pouvoirs publics ?

Nous avons eu tout de suite l’appui de la Région. Cela a été décisif pour venir à Marseille. Cela nous a permis ensuite d’avoir d’autres relais locaux que nous avons su mettre en synergie. Nous tenons beaucoup à ce que ce Festival soit une véritable opportunité de rencontre et de travail avec les acteurs culturels de la Région (nous proposons à ce titre une journée professionnelle sur le thème de la résidence, ainsi qu’une programmation spécifique en partenariat avec le Frac), qui sont invités à venir rencontrer nos artistes.

Nous voulons aussi ce Festival ouvert à tous les publics : il est gratuit et propose des ateliers pour les enfants et des visites guidées.

Visuel ©Franck Pennant  Photo région

Cauchemars du passé : Ombres de la Première Guerre au Musée Alsacien de Strasbourg
« Forces de la Nature » à Sèvres, la rencontre inespérée entre art contemporain, céramique, et tapisserie
Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *