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Sortie artistique avec l’expo Street-Art “Sens dessus dessous” sous le soleil de Paris

Sortie artistique avec l’expo Street-Art “Sens dessus dessous” sous le soleil de Paris

02 juillet 2022 | PAR Charles Sage

Cet été, les quais de Seine sont un endroit parfait pour une balade en famille ou entre amis. Du 23 juin au 23 septembre 2022, le long de cette promenade, on se laisse surprendre sous les ponts par les oeuvres de 5 artistes. Placé sous le commissariat de Nicolas Laugero-Lassere, le parcours Sens dessus dessous est à découvrir gratuitement.

Une chasse aux trésors artistiques dans Paris. 

5 ponts sont donc destinés à être utilisés comme cadre pour une oeuvre; le pont de Bir-Hakeim pour Marion et Sylvie Breton, le pont de l’Alma pour Amsted, la passerelle Simone de Beauvoir pour Erell, le pont Marie pour Philippe Écharoux et enfin la passerelle Léopold Sédar Senghor, pour Sébastien Préchoux. Cette exposition est organisée par la communauté portuaire de Paris en partenariat avec HAROPA PORT et placée sous le commissariat du directeur de l’ICART et fondateur de Fluctuart, Nicolas Laugero-Lassere. L’objectif est  de mettre en valeur les ponts de Paris et de préparer les Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024

Sur les quais très touristiques de cette ville musée qu’est Paris, sous des ponts mythiques, les oeuvres de street-art qui vous sont proposées se fondent dans le paysage et surprennent aussi en transformant l’extérieur en musée. La balade dans Paris est amusante, belle, comme toutes balades dans Paris. Vous pouvez vivre ça comme une chasse au trésor à la recherche d’œuvres sous les ponts de Paris. À pied, la marche est plus belle et vous permet de redécouvrir Paris sous un autre angle. 

« Dessus, dessous », mais quel Sens ? 

Sous le pont Bir-Hakeim, rive gauche, nous pouvons voir des lustres fantomatiques de Marion et Sylvie Breton qui ne parviennent à nous toucher en plein air sous un ciel bleu. Sous le pont de l’Alma, toujours rive gauche, on peut voir l’oeuvre colorée de Amsted, graphique et colorée avec du bleu et du jaune. Cette oeuvre ressort plus que les autres, car on a l’impression qu’elle envahit le pont de l’Alma. Le cannibalisme de cette installation fonctionne très bien. Sous la passerelle Léopold Sédar Senghor, cette fois-ci rive gauche, on peut voir des petits cônes de fils posés de manière à ce que le pic du cône regarde le sol. Ces cônes ont un style futuriste, mais nous laissent perplexes quant à savoir vers quoi ils pointent. Sous le pont Marie, rive droite, nous tombons sur un dessin abstrait en forme de lignes droites et parallèles. L’oeuvre  de Philippe Echaroux pourrait ne pas se voir si on ne regarde pas le sol. Elle finit par nous happer mais nous laisse aussi interrogatifs que les cônes. Enfin, sous la passerelle Simone de Beauvoir, on peut voir des sortes de traits superposés un par un qui, ensemble, créent une forme. L’art du tag de Erell se déploie comme une série de molécules au cœur de la ville. 

Vivre une aventure en quête d’œuvres pour revisiter les ponts de Paris est un moment infiniment exaltant. Mais, l’on reste un peu sur notre faim quant au sens des oeuvres, qui ne se répondent pas entre elles.  Lorsqu’on les observe une à une , on a du mal à comprendre le sens que cet ensemble dispersé le long de la Seine dégage.

visuels (c) Charles Sage 

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Charles Sage

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