Arts
Installations crues et phytothérapie au CRAC

Installations crues et phytothérapie au CRAC

02 juillet 2022 | PAR Zoe Grandjacques

Le CRAC, musée d’art contemporain de Sète, ouvre aujourd’hui deux nouvelles expositions : Pauline Curnier Jardin avec « Pour la peau de Jessica Rabbit » et Diana Policarpo, « les filets d’hyphes ». 

Pour la peau de Jessica Rabbit 

L’artiste pluri-disciplinaire Pauline Curnier Jardin investit le rez-de-chaussée du CRAC avec des installations dantesques. D’une arène gonflable immense dans laquelle se joue un court-métrage prenant, qui mêle violence et célébration, questionnant notre rapport au morbide dans les traditions populaires, on passe à une salle où des silhouettes de femmes écrasées au rouleau compresseur, façon Roger Rabbit, jonchent le sol. L’espace est savamment investi, et si parfois on se renferme face à certaines installations car trop crues, trop charnelles, la variété des médias utilisés, les références culturelles et artistiques mobilisées et les sujets abordés par Pauline Crunier Jardin finissent forcement par nous toucher d’une façon ou d’une autre. L’exposition se termine sur Grotta Profunda Approfundita, son installation présentée à la Biennale de Venise de 2017, une œuvre complètement immersive ou la salle est l’extension du court métrage projeté. Une exposition qui mêle grotesque et intellectualisme subtil à voir jusqu’en janvier 2023.

Les filets d’hyphes

À l’étage, dans un espace bien plus réduit, l’ambiance est plus douce, on a l’impression d’entrer dans un cabinet de curiosité supra-moderne. Diana Policarpo, artiste portugaise, récemment exposée à la biennale de Coimbra,  présente les filets d’hyphes. Un projet mi-artistique, mi-universitaire sur l’ergot de seigle, l’ergotisme, et les bienfaits gynécologiques de son utilisation médicale. Une courte réflexion sur l’histoire de la médecine, de la place des femmes dans celle-ci, le tout accompagné d’illustrations d’époques, d’un reportage sur un laboratoire indépendant, sur fond sonore immersif. A voir plus rapidement, avant le 31 juillet !

© Visuels : Zoé Grandjacques

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