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Reflets d’eau : Une exposition de Gaya Friedlender

Reflets d’eau : Une exposition de Gaya Friedlender

07 juin 2022 | PAR Jean-Marie Chamouard

La peintre suisse Gaya Friedlender expose ses œuvres, du 31 mai au 12 Juin 2022, à la galerie de Xavier Gras, « Le bonheur est dans l’instant », 72 rue Amelot 75011 Paris.

Une peinture apaisante

« Le bonheur est dans l’instant : la galerie est à la fois spacieuse et intime, ouverte sur une petite cour intérieure, éclairée par une belle lumière naturelle. Les grands tableaux de Gaya Friedlender y respirent. Les peintures de Gaya Friedlender sont inspirées par des photographies du lac Léman et du reflet mouvant de ses eaux. Il s’agit de peintures abstraites, le visiteur ressent plus qu’il ne comprend, il doit imaginer plus que décrire. Il n’y a pas de titres aux tableaux. Puis le regard découvre des formes, on croit deviner une bouée rouge, un cordage, une chaine de bateau, mais aussi un animal préhistorique. Les couleurs sont changeantes, mouvantes, très belles. Le bleu domine, mais l’artiste a aussi peint un gris et un rose très doux. A coté de ces couleurs pastel, un violet tranche accompagné de noir, évoquant peut être un bateau sous l’orage. Mais la douceur, la sérénité se dégagent de cette peinture comme si elle reflétait le calme des eaux du lac.

Gaya Friedlender : je suis guidée par la force de l’abstraction.

JMC : Parlez-moi de vous

Gaya Friedlender : Je suis née en Pologne, à Bydgoszcz. J’ai fait mes études à l’académie des beaux arts de Gdansk et suis partie en Suisse à Lausanne où je vis encore. J’ai pratiqué la sculpture, la photographie, la peinture. Très vite après les études, ma peinture est devenue abstraite. J’ai pu exposer mes œuvres à Lausanne, à Barcelone, en Pologne, en Allemagne et déjà ici au « Bonheur est dans l’instant » pour mes photographies.

JMC : Vous utilisez souvent des photographies, en particulier du lac Léman comme source d’inspiration de vos peintures. Comment décririez-vous la genèse d’un tableau ?

GF : C’est la force de l’abstraction, l’intuition aussi. Dès le début je sais ce que je veux faire. Après il faut modifier les choses, les transformer, se les ré- approprier. L’utilisation des photographies depuis 2017 a modifié ma pratique. Les photographies m’aident dans le choix des couleurs, le cadrage du tableau. Mais le cadre ne doit pas être trop strict, il faut que le tableau respire. La peinture abstraite, c’est comme une composition musicale : il n’est pas nécessaire de recréer, par exemple, le son du ruisseau, il faut l’évoquer seulement. Et improviser.

JMC : comment travaillez-vous techniquement pour réaliser vos tableaux

GF : je crois qu’il faut recourir à plusieurs techniques, les mixer. J’utilise l’encre, la peinture acrylique, la peinture à l’huile. J’intègre parfois les photographies au tableau.

JMC : de quel peintre contemporain vous sentez vous proche ?

GF: de Julian Schnabel, d’Antoni Tapies, d’Anselm Kiefer. J’aime beaucoup le travail de Julian Schnabel.

JMC : quels sont vos projets futurs  ?

GF : j’aimerais travailler sur des tissus, réaliser des objets vivants, des mobiles de grand format.

Visuel : ©Gaya Friedlender

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Soirée solos ensoleillée ce samedi 11 juin !
Jean-Marie Chamouard

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