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Politics of Dreams à la Fondation Hippocrène, Paris

Politics of Dreams à la Fondation Hippocrène, Paris

12 octobre 2017 | PAR Diane Royer

L’exposition « Politics of Dreams – Manœuvres de l’équilibre : Ibéroamérica au sein de la Fondation Otazu », présente des œuvres de la collection Otazu à La fondation Hippocrène (Paris 16e), du 12 octobre au 16 décembre 2017.

Dans l’un des bâtiments de la rue Mallet-Stevens, signé par le grand architecte, se tient la Fondation Hippocrène qui accueille l’exposition « Politics of dreams ». Le titre de l’exposition, aussi énigmatique que mystérieux, attise la curiosité.

Celle-ci s’intègre au cycle « Propos d’Europe » de l’institution culturelle. La fondation, reconnue d’utilité publique, a pour mandat de présenter un art européen et de consolider les échanges entre les pays d’Europe et l’international. C’est chose faite avec la nouvelle exposition qui associe des artistes espagnols et portugais à d’autres d’Amérique Latine. Aucun des artistes présentés n’est connu du grand public en France, cet aspect a d’ailleurs été l’un des critères de sélection ; la manifestation artistique devient donc une occasion de découvrir de nouvelles figures du monde de l’art ibérique et d’Amérique Latine. Il s’agit de plus de la première exposition de la collection Otazu.

L’exposition est constituée de quatre parties. La première traite de la place de l’individu dans le système social et économique. La deuxième partie est consacrée aux rêves et aux illusions. Les œuvres qui y sont montrées sont imprégnées du réalisme magique, mouvement littéraire et artistique caractéristique des pays hispanophones : une table ceignant un pilier (Coffee Table, Karyn Olivier, 2005), un crayon qui se meut par le dynamisme presque imperceptible du pouls pris sur un poignet immobile. La troisième partie a pour thème le savoir accumulé et partagé depuis des années. Enfin, la dernière partie de l’exposition propose une sélection d’œuvres traitant de sujets et enjeux actuels. Parmi elles, Black Memory d’Arturo Hernandez Alcazar. L’œuvre partiellement exposée, se compose de journaux noircis à la fumée de pin, et tente de retracer l’impact des médias et leurs stratégies de contrôle sur la construction de la mémoire collective. Une autre œuvre à ne pas manquer, Jabon de Alepo, de Jaime Pitarch. Cette vidéo montre une succession de personnes se lavant les mains avec le savon d’Alep, une référence directe à Ponce Pilate, mais également à la situation actuelle en Syrie.

Ainsi, visiter « Politics of Dreams – Manœuvres de l’équilibre : Ibéroamérica au sein de la Fondation Otazu » permettra à la fois de découvrir une réalisation architecturale de Mallet-Stevens, une fondation engagée pour l’Europe, une collection espagnole et des artistes ibériques et d’Amérique Latine méconnus en France.

Visuel : Affiche de l’exposition

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Diane Royer

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