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Michel Hilaire nous parle de l’exposition Vincent Bioulès au Musée Fabre

Michel Hilaire nous parle de l’exposition Vincent Bioulès au Musée Fabre

18 juin 2019 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Michel Hilaire est Conservateur général du patrimoine, directeur du musée Fabre à Montpellier. Il nous parle de l’exposition  Vincent Bioulès, Chemins de traverse qui se tient jusqu’au 6 octobre

Vincent Bioulès est-il une figure connue du Musée Fabre ?

Oui, le premier achat d’un tableau de l’artiste par le musée remonte à 1977. L’Hommage à Chabaud, acheté en 1982 est l’un des premiers représentants de la peinture contemporaine au musée, longtemps présenté dans les collections. L’artiste a donné son fonds d’atelier (des centaines de dessins et carnets de croquis) au musée en 2011.

Pouvez vous me parler du groupe Supports/ Surfaces.?

C’est un groupe à l’existence courte : été 1970 – 1972. C’est Vincent Bioulès qui propose le nom du groupe pour une exposition à l’ARC, au musée d’art moderne de la ville de Paris, en septembre 1970 à laquelle il a été invité par l’artiste Claude Viallat. Le groupe se caractérisait par des formes venues des Etats-Unis et des idées des pays communistes, à l’est. Il est passé à la postérité comme le groupe qui a permis de penser la peinture au-delà du tableau.

Qu’allez vous exposer ? Dans quel parcours ?

200 œuvres ! Toutes catégories confondues (dessins, carnets de croquis, peintures, pochades, tableaux). C’est un parcours à la fois chronologique et thématique avec des rapprochements inattendus !

Quelle est la place de l’abstraction ?

Nous présentons bien sûr les œuvres canoniques de la période Supports/Surfaces et ABC Productions. Egalement, certaines œuvres abstraites sont placées en regard des places d’Aix et de Céret. Mais on peut dire plus généralement que la période abstraite a durablement marqué l’ensemble de l’œuvre de l’artiste.

Quelles sont les activités organisées autour de cette exposition ?

De nombreuses activités sont proposées autour de cette exposition : des visites guidées ainsi que des ateliers pour tous les publics (adultes, adolescents et enfants). Ils sont répertoriés dans le programme semestriel et le site Internet du musée. Un film signé par Guy Lochard et Olivier Guérin co-produit avec le musée, sera diffusé tous les jours à 15h dans l’auditorium du musée.

Des portraits et natures mortes dialoguent également avec les collections de l’Hôtel de Cabrières Sabatier d’Espeyran, le département des arts décoratifs, mis en place par Florence Hudowicz, conservatrice au musée.

Un hommage au groupe ABC Production et à l’exposition 100 artistes dans la ville mai 1970, est aussi présenté dans l’atrium Richier du musée, en partenariat avec le MOCO. Le musée accueille enfin les œuvres de deux jeunes artistes : Ei Arakawa et Jean Denant dans le cadre de l’exposition 100 artistes dans la ville – ZAT 2019.

 

Au Musée Fabre, jusqu’au 6 octobre. Infos et réservation ici.

 

Visuel : Affiche de l’exposition

 

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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