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[Live-Report] « Florence, portraits à la cour des Médicis », visite du Musée Jaquemart André avec Hector Obalk

[Live-Report] « Florence, portraits à la cour des Médicis », visite du Musée Jaquemart André avec Hector Obalk

29 novembre 2015 | PAR Yaël Hirsch

Ce vendredi 27 novembre, le critique d’art, documentaliste et chroniqueur Hector Obalk faisait la visite de l’exposition Florence, portraits à la Cour des Médicis au Musée Jacquemart-André. Alors que cette exposition extraordinaire d’une quarante d’œuvres (voir notre chronique et lire notre interview de Sophie Hovanessian, l’administratrice du Musée) se termine le 25 janvier 2016, cette visite a été l’occasion de suivre quelques filiations maniéristes et de connaître un peu mieux le commentateur culte de Elle, feu Rive Droite – Rive Gauche et Arte.

« Je ne suis pas un grand historien d’art », commence Hector Obalk un peu préoccupé d’avoir vu plus d’une centaine de personnes affluer au Musée Jacquemart André pour l’entendre guider une visite des toiles des Médicis. Il se propose donc de nous faire observer des détails importants, à commencer par la remarque de toujours se demander si un tableau du 16e siècle est fini ou pas et de prendre compte de l’état de son délabrement éventuel avant de le juger. Toujours très a propos, devant un tableau de Pontormo ou de Bronzino, il fixe le cadre très rapidement  que la perspective, le dessine et la couleur ayant été enfin maîtrisée, au XVIe siècle ce qui commence à compter, c’est la manière – d’où le manièrisme. Et pour voir la manière, notamment dans l’art du portrait, il suffit de comparer. Nous nous sommes donc retrouvés à zigzaguer dans les salles de la magnifique exposition pour comparer soieries, hermines et aussi manière pour les peintres de rendre les grands de ce monde « grands » sur leur toile ou de figurer plutôt leur désir de paraître grands. Tout plein de nuances, donc, exposées de manière brute et bonhomme, dans le style bourru et très accessible qui fait tout le charme d’Hector Obalk, qui taclait au passage Vasari.

Une fois réunis et assis dans le salon de musique, nous nous attendions à avoir un petit discours plus poussé sur les Medicis, mais la conférence d’Hector Obalk s’est transformé en profession de foi sur son métier et en volonté de définir la différence entre un « très grand peintre » (Goya) et un peintre qui ne l’intéresse pas (Soutine). Un petit show old school qui a moins séduit ceux qui n’étaient pas des fans de la première heure du critique et ceux qui auraient voulu qu’il continue à nous rendre le portrait des Medicis si proche… Une expérience intéressante, évidemment bien plus séduisante dans les corridors magnifiques de l’hôtel particulier de Edouard André et son épouse Nélie Jacquemart qu’à la télé. Et une visite qui nous a donné envie de voir et revoir l’exposition.

visuels : YH

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Géraldine Bretault
Diplômée de l'École du Louvre en histoire de l'art et en muséologie, Géraldine Bretault est conférencière, traductrice et rédactrice dans le secteur culturel, collaboratrice régulière de l'ICOM, des Rencontres d'Arles, de la revue de design Etapes. Membre de l'Association des traducteurs littéraires de France et du Syndicat de la critique de théâtre, musique et danse, elle a rejoint l'aventure de Toute La Culture en 2011, autour des rubriques Danse, Expos et Littérature. Elle a par ailleurs séjourné à Milan (2000) et à New York (2001, 2009-2011), où elle officiait en tant que Docent au Museum of Arts and Design et au New Museum of Contemporary Art.

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