Politique culturelle
Ouverture du vote pour le budget participatif parisien, quelle culture ?

Ouverture du vote pour le budget participatif parisien, quelle culture ?

10 septembre 2015 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Depuis le début de l’année, Paris a mis en place un projet de budget participatif. Depuis aujourd’hui et pendant 10 jours, il est temps de voter parmi les 77 finalistes. Quelle place pour la culture ?

Une Histoire de gros chiffres.

La Mairie de Paris joue la transparence : « Le budget annuel de la Ville de Paris est de 8 milliards d’euros. 82 % des dépenses sont consacrées au fonctionnement et 18 % à l’investissement. Le budget de fonctionnement retrace l’ensemble des dépenses et recettes nécessaires à la gestion courante de la ville (rémunération des personnels, achats des services, subventions aux associations, etc.).Le budget d’investissement correspond à toutes les dépenses de construction, de rénovation de bâtiments ou de l’espace public comme la voirie ou les jardins. Le budget participatif propose aux Parisiens de décider de l’utilisation de 5 % du budget d’investissement, soit un demi-milliard d’euros entre 2014 et 2020. »

10 projets seront retenus parmi 77

Dans cette version urbaine de la Nouvelle Star, on parle d’écologie et de troc. Les projets retenus sont tous des aides à une meilleure implication du citoyen dans la ville. L’affaire semble être de pacotille et recevra les foudres des détracteurs qui trouveront que le budget appartient aux élus. Pourtant, en pleine crise de confiance, l’abstention à la présidentielle de 2012 était de 19,6% au deuxième tour, un appel aux votes peut ré-enclencher la dynamique.

Du numérique et des choses simples 

Un projet d’instruments de musique pour les petits. Le budget de ce projet est de 700.000 euros. Pensé par Parentspourlamusique et GBO il propose de « constituer un parc d’instruments de musique à destination des jeunes parisiens. D’une part, dans les 200 écoles élémentaires avec l’achat d’un piano dans chacune d’elle permettant ainsi de faciliter l’éveil musical des élèves. D’autre part, pour étoffer le parc des conservatoires municipaux et les accompagner dans les partenariats qu’ils tissent avec des associations locales pour développer la pratique amateur. » .

Ce n’est pas une révélation, la culture et le numérique sont dans le même mouvement. Récemment, la French Tech a ajouté le mot « culture » à son arc.  Il n’est pas étonnant de voir des projets qui permettent de valoriser le patrimoine. Les nouvelles technologies permettent aujourd’hui d’imaginer des dispositifs innovants pour le connaître et le valoriser en mobilisant de nombreux acteurs comme les services de la Ville, des amateurs passionnés, des historiens, des scientifiques, des associations, des start-ups. Plateformes en ligne, applications dédiées, bornes interactives sont autant de moyens qui permettent de partager ce patrimoine en perpétuelle réinvention.

Un projet de billetterie intelligente pensée par quatre parisiens proposent « de généraliser les achats de places et les réservations en ligne, par exemple pour réserver des créneaux sportifs ou s’inscrire à des événements organisés par la Ville. Cette billetterie permettrait en particulier de faciliter l’accès aux musées parisiens en achetant son ticket depuis son smartphone, avec ou sans horaires de visite, et d’éviter ainsi les files d’attente. Le visiteur pourra présenter au musée directement son « M?ticket » sur son mobile. »

Dans la même veine, un projet à 2 600 000 € concerne Le musée Carnavalet. L’idée est d’augmenter les visites par une immersion grâce à des lunettes 3D : « La création d’une salle de visite immersive permettrait aux visiteurs, équipés de lunettes de réalité virtuelle, d’être transportés dans le Paris du Moyen-Âge, de la Révolution ou même des gallo-romains, et de déambuler dans des rues en s’imprégnant au plus près de l’ambiance de l’époque. Par ailleurs, les œuvres bénéficiant maintenant des dernières avancées en matière de restauration, les nouvelles technologies pourraient permettre au grand public de suivre pas à pas ces passionnantes opérations de restauration grâce à des making off. « 

Vous pouvez voter pour 10 projets pour Paris et 10 projets pour votre arrondissement du 10 au 20 septembre.

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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