Politique culturelle
Le rapport Racine soutenu par le Syndicat des Editeurs Alternatifs

Le rapport Racine soutenu par le Syndicat des Editeurs Alternatifs

19 février 2020 | PAR Zoé David Rigot

Le rapport Racine, qui emprunte son nom à l’ancien patron de la Bibliothèque nationale de France, calme les colères en défendant la cause des artistes-auteur·e·s.

Hier 18 février 2020, Franck Riester devait annoncer la suite du rapport Racine sur « L’auteur et l’acte de création ». Le rapport Racine, composé de 140 pages et 23 propositions, tente de défendre les artistes et auteur·e·s dont la situation peut être précaire et difficile en accompagnant les librairies indépendantes et les petites maisons d’édition. Comme l’indiquent le Monde et Livres Hebdo, quatre axes composent ce plan d’action : garantir les droits sociaux, faire évoluer les modèles économiques, donner aux artistes-auteur·e·s les moyens d’être mieux représenté·e·s et se doter d’outils d’analyse et de suivi du côté du ministère.

Pour le Syndicat des Editeurs Alternatifs (SEA), créé en 2014, le rapport Racine est indispensable. En effet, le syndicat rappelle dans un communiqué que ces artistes et auteur·e·s « travaillent sans véritable statut, souvent dans une précarité inacceptable et dans l’irrespect de leurs droits sociaux élémentaires (congés maladie, congés familiaux, retraite…) ». En tentant de trouver une ligne directrice qui répondrait aux différents métiers du livres (composés de plasticiens, écrivains, musiciens, et bien d’autres) le rapport Racine veut défendre la création et « mettre fin à des pratiques éditoriales abusives ».

Le Syndicat des Editeurs Alternatifs, qui rassemble 47 membres, mettent ainsi en lumière que bien des fois les auteur·e·s et artistes se voient accepter des contrats invivables. Pour que cela n’est plus lieu, il faudrait qu’il ne soit possible de signer un contrat d’édition seulement si les droits d’auteurs sont d’au moins 10% pour une version imprimée, et d’au moins 50% pour une version numérique. Cela semble couler de source, mais ce n’est pas encore le cas !

Ces maisons d’éditions membres du SEA proposent des oeuvres d’exception, hors du commun, uniques, rares, originales, incomparables et inégalables, enfin, elles valent vraiment le coup d’être défendues. Ce sont des oeuvres précieuses que nous pouvons partager avec les plus grand·e·s comme avec les plus petit·e·s, et elles font parties d’un patrimoine culturel hors paires ! Comme le souligne le SEA lui-même, il propose « aux lecteurs des œuvres tournées vers la création et éloignées du formatage industriel », s’efforçant « d’élargir sans cesse le champ littéraire et visuel existant, tout en stimulant l’émergence et la circulation d’idées« .

En effet, « un grand nombre des maisons d’édition aujourd’hui membres du SEA ont été créées par des auteurs ou des autrices souhaitant porter des projets singuliers en toute liberté. Qu’elles soient des sociétés, des associations ou des collectifs, toutes les structures du SEA accordent une importance prépondérante aux artistes ». Ce serait un bon début que le rapport Racine dans le monde du financement de la création !

 

Visuel : Couverture d’Éloïse Rey du n°78 (janvier 2020) de Biscoto, journal mensuel indépendant pour enfants.

Olivia Hernaïz met votre carrière en jeu au T2G
Lewis Ofman dévoile son nouveau clip : Attitude
Zoé David Rigot

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *