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[Live Report] Soirée Toute La Culture 100% USA au Club de l’Etoile

[Live Report] Soirée Toute La Culture 100% USA au Club de l’Etoile

24 octobre 2016 | PAR La Rédaction

Quelle belle première ce fut ! Pour la very first time, Toute La Culture investissait le Club de l’Etoile pour une soirée placée sous le drapeau américain.

 

Juste avant la date très attendue du 8 novembre 2016, où les Américains voteront pour choisir leur 45e Président, Toute La Culture a répondu à l’invitation du mythique Club de l’étoile, juste derrière la place du même nom, afin de vous proposer une vraie soirée Américaine.

A l’accueil charmant des petits gobelets remplis de pop-corn délicieux attendaient les convives qui étaient dans l’obligation de passer aux urnes ou plutôt à l’urne, peu conventionnelle car parée aux couleurs du drapeau US. En votant ils ne gagnaient pas l’assurance d’une victoire de la démocrate sur le républicain fou mais bien des places pour pour l’exposition « The Color line » au Musée du quai Branly – Jacques Chirac.  Photo Call de rigueur et faux dollars en pagaille, le décor parfait était planté dans le précieux club de cinéma rouge et bois.

La soirée commence chaudement, menée par Princesse Madoki. La danseuse qui officiait cet été dans la Cour d’Honneur du Palais des Papes pour Babel, le spectacle de Sidi Larbi Cherkaoui a initié les courageux prêts à s’aligner au premier rang au waacking. Cette danse inventée par les homosexuels noirs américains à LA dans les années 70 est une drama-dance hyper réjouissante. Sur un son 100% funk elle nous aura fait transpirer avec style.

Grace au Camion Gourmand, garé devant le club, il était facile d’abord de se réhidrater à coup de citronnade maison puis de se restaurer en dévorant des burgers de toutes sortes. De quoi s’installer confortablement pour une table ronde sur la place du numérique dans la campagne présidentielle américaine avec Guillaume Bernard, directeur associé de Spintank, Ziad Gebran du blog Chronique du Quinquennat et Joav Toker, reporter et spécialiste des médias. Un focus pointu et passionnant qui a permis de saisir la différence entre réel et virtuel dans la campagne américaine avec une utilisation des réseaux sociaux très télévisuelles.

Si la quantité et la rapidité d’e l’information continue de croître de de prospérer, depuis la fameuse campagne de 2008 d’Obama et la découverte de l’impact que peuvent avoir les réseaux sociaux avant une élection, il ne faut jamais négliger le travail de terrain où va l’argent de financement des campagnes, ni le rôle de la télévision à l’heure où les américains étaient près de 100 millions à suivre en direct le premier débat entre Clinton et Trump.  Estimant la vraie nouveauté de cette campagne 2016  était l’ultra-personnalisation et le #NoFilter de Donald Trump sur les réseaux sociaux, les intervenants ont rapproché cette campagne d’un reality show où chacun jouerait sans cesse son rôle : le self-made man authentique et la super-women qui maîtrise et prépare chaque élément de communication – et  ça se voit. Alors que la seule vraie vidéo prise au smart-phone et hors medias classiques de cette campagne était celle où l’on voit Hillary trembler à cause de sa pneumonie, il ne semble plus très raisonnable de séparer anciens et nouveaux médias dans la couverture de cette campagne. Alors que les américains ont commencé à voter depuis plusieurs semaines, et où Trump semble arriver au bout de son rôle, rien n’est joué avant le 8 novembre. Pour mieux comprendre ce qui se passe le jour J, les nouvelles technologies et notamment les data seront utiles. Si comme les pronostics le suggèrent, Clinton gagne, le monde entier attendra les twitts des 2 candidats : Hillary ferait-elle mieux que le « Four more years. », retwitté 830 000  fois ? Et malgré ses menaces du 3e débat, Trump passera ce fameux coup de fil d’acceptation de la victoire d’Hillary? 

Après encore quelques photos au drapeau américain, quelques pop corns et des burgers, les participants de cette soirée 100 % américaine se sont emmitouflés dans leurs manteaux comme des édredons et installés au fond des bons sièges du club de l’étoile pour revivre avec Spike Lee l’épopée et le destin de Malcom X. Un pur bonheur : depuis 1992, ce film courageux et magistralement mis en scène n’a pas pris une ride. Nous sommes toujours aussi bluffés par le jeu de la couleur et du noir et blanc, par le traitement subtil de la radicalité et de l’engagement religieux de Malcom X, par les plans à la fois en biseau et frontaux de Spike Lee et par le  courage du propos. Mandela en final est toujours aussi émouvant. Et on se trouve face à une sacrée leçon d’Histoire et un modèle de biopic.

Une soirée 100 % américaine mais jamais tiède, donc où la fête et la danse ne faisaient que renforcer les questions que l’on se pose tous vraiment sur les Etats-Unis d’aujourd’hui.

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La Rédaction

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