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Les cadeaux de Noël 2020 de la rédaction

Les cadeaux de Noël 2020 de la rédaction

08 décembre 2020 | PAR La Rédaction

Même si la cuvée 2020 pourra paraître à certains un soupçon bouchonnée, étant donné le temps passé confiné en intérieur, il n’empêche, comme chaque année pour les fêtes de fin d’année, nous avons envie de gâter ceux que nous aimons et d’ailleurs aussi ceux que nous n’aimons spécialement pas, avec des cadeaux culturels bien choisis! Voici les idées de la rédaction pour sortir des sentiers battus et des sapins rabougris.  

C’est étrange, mais l’exercice des cadeaux de fin d’année semble peu différent de d’habitude après ce que nous avons vécu, avec peut-être l’envie de choisir plus personnel, moins marqueté et l’hésitation de choisir un spectacle vivant ou les livres. A ma meilleure amie j’offre une pièce icônique pour son dressing  rééditée comme un objet précieux sur le site élégant et découvert en Pop up store au Mucem, detoujours. A ma maman, nous offrons à plusieurs un vase unique soufflée par ma designeuse et maîtresse du verre Vanessa Mitrani. A mon amoureux qui semble comme un poisson remis dans l’eau quand on quitte l’univers des séries pour plonger dans une comédie chypriote ou un documentaire nigérian, j’offre (et je m’offre un peu à moi-même) un abonnement au site de documentaire Tënk. A mon fils, pour danser avec lui, j’offre l’album swing, zazou et en yiddish que je ne parle pas Gefillte Swing où les influences se mélange et l’héritage passe autour de Muriel Missirlou, Laurent Vassort, Alexandre Litwak, Wilfried Touati, Pascal Fabry, Clément Moraux et leur dix invités. Et je n’ai plus d’ennemis ou presque plus, à force de ne plus sortir de chez moi, mais pour détendre toutes les mauvaises ondes, j’offre un abonnement chez Camille, la plus précise, énergique et adorable des professeurs de yoga qui m’a aidée à traverser les mois de mars et avril avec ses directs sur twitch (Camsyoga) Yaël Hirsch.

La féerie de Noël approche à petits pas. On commence à acheter notre sapin, faire nos jolies décorations. Mais il y a une chose importante à ne pas oublier, les cadeaux avec de beaux emballages à déposer aux pieds de notre sapin. Chaque année je pense que la magie va opérer et que je vais réussir à tout acheter en un week-end mais c’est faux ! Alors parce que l’on est a l’abri de rien en 2020 (et que c’est tout de même beaucoup plus pratique), j’ai décidé de m’y prendre à l’avance. Le premier cadeau que j’offre, c’est un livre photographique. Paris Lockdown, oui parce qu’il ne faut pas oublier cette année 2020. Ce livre comprend 100 photographies en noir et blanc de Paris prises durant le premier confinement. Et en plus 100% des fonds sont reversés à la Fondation Abbé Pierre. Une belle occasion de faire plaisir à ses proches et aux nécessiteux. En guise de deuxième cadeau, j’ai pensé à l’album Gimme Some Truth sortie le 9 octobre 2020. Un album célébrant la mémoire de John Lennon. Naoual Lalouchi. 

2020 sera une année très spéciale et jusqu’au bout. Alors avant de penser à ce qu’on peut offrir, on réfléchi à ce qu’on ne va pas offrir, le fameux Covid-19. Pour ça on respecte un maximum les règles sanitaires, on se désinfecte les mains très régulièrement, on porte le masque lorsqu’il faut, etc… Si on prend un maximum de précautions, la première chose qu’on peut offrir à nos proches c’est notre présence, en chair et en os, pas en pixels sur un écran. Evidemment il y a des dizaines et des centaines de cadeaux possible auxquels tout le monde pense : disques, livres, dvd, etc… Mais pour entamer 2021 rien de mieux que de permettre à la culture de rebondir, et de permettre à vos proches de sortie un maximum. Alors moi j’offrirais d’abord un abonnement illimité au cinéma (UGC, Pathé, Kinépolis selon chacun). L’industrie cinématographique va se remettre en marche alors c’est le moment. Les musées et les salles d’expositions réouvrent ? Offrez des places, des pass pour ceux que vous aimez, impossible qu’il soient déçus ! Et on peut continuer comme ça avec les salles de spectacles, les concerts, les festivals, etc… Finalement ce que l’on a de mieux à offrir pour 2021, c’est du réel, de la vie. Quentin Didier

C’est une première, Noël n’est plus juste une fête commerciale ! C’est enfin une bonne raison pour voir sa famille en chair et en os et leur faire des vrais gros câlins – enfin pas trop, hein. C’est le moment de l’année, tant attendu, où l’on peut enfin faire plaisir à ses proches, à ceux qu’on aime, l’heure fatale où il faut tout donner. Alors voilà, cette année j’ai décidé de faire des cadeaux utiles, qui font plaisir mais qui font aussi réfléchir. Un bon vieux King Kong théorie de Virginie Despentes à ma petite sœur, car il n’est jamais trop tard pour étudier ce que c’est d’être une femme. Interventions 2020, le dernier livre de Michel Houellebecq à mon père, pour pouvoir débattre du personnage avec lui après. Mon copain, lui, il aura droit à l’intégrale des œuvres d’Ursula K. Le Guin, parce qu’il adore la science-fiction, à un livre de cuisine thaïlandais (ça c’est pour moi aussi, surtout) et peut-être même un coffret DVD avec tous les James Bond, que j’ai trouvé à la Fnac. Finalement, ce sera encore une fois lui le plus gâté ! Mahaut Adam. 

Pour ma part, il me paraît parfois nécessaire de changer son fusil d’épaule, et cette année, ce ne sera pas des albums que je recommanderai, mais bien un livre. Plutôt Couler en Beauté que Flotter sans Grâce de Corinne Morel Darleux. Ce livre, réédité en 2020 avec une postface spécial Covid (tiens donc) est sorti en juin 2019. Si vous l’avez déjà, inutile de le racheter, la postface n’apparaît pas comme la révolution de l’année.
Cependant, le livre en lui-même, est absolument magnifique. L’autrice, se basant sur le récit du navigateur Bernard Moitessier, Les Lucioles de Pasolini et Les Racines du Ciel de Romain Gary, développe une idée à contre-pied du monde actuel. Dans cette société en pleine accélération exponentielle, sans frein à disposition, serait-il possible de se calmer, refuser de se faire porter par le courant ? Y’a-t-il possibilité de gagner en dignité ? D’essayer d’endiguer le naufrage qui s’annonce ? Ces Réflexions sur l’effondrement font ironiquement du bien, on se sent un peu moins seul dans ce monde brutal. (Bon, sinon, on hésite pas à offrir le dernier album d’Idles, celui des Fontaines D.C. ou encore celui de Bee Bee Sea) (j’ai pas pu m’en empêcher). Pierre Pouj

A l’heure où le futur est incertain, je choisirais de penser encore un peu au passé avant d’aborder les temps à venir, et au patrimoine culturel laissé par les dernières décennies, à ne jamais négliger. Alors que l’intégralité de l’œuvre du réalisateur Tsaï Ming-liang devait être projetée lors d’une rétrospective à Paris, avant que les circonstances rendent la tenue de cet événement impossible, j’offrirais le coffret des trois premiers films du grand artiste que vient d’éditer Survivance. Réalisés entre 1992 et 1997, Les Rebelles du dieu néon, Vive l’amour et La Rivière invitent à rentrer dans un univers très personnel. Ainsi que la réédition du deuxième album d’HoshiSommeil levant, augmentée d’un livre où la chanteuse parle de l’histoire de son disque. Une artiste à laquelle je serai toujours reconnaissant d’avoir sorti en 2017 un morceau tel que « Comment je vais faire », en des temps où le feelgoodisme était parfois excessif. Et n’annonçait en rien les instants actuels. Geoffrey Nabavian

Pour rester (bien) vivants,  une seule solution, nourrir notre curiosité.  Donc j’ai choisi des cadeaux qui ouvrent au monde. Comme le très beau Yiddish de Nurith Aviv, un DVD accompagné d’un livre de poèmes traduits, qui fait découvrir cette langue au travers du témoignage de  jeunes gens pas forcément juifs. Un vaccin contre le nationalisme dont je sais qu’il plaira à ma plus jeune fille. On le trouve Ici : editionsmontparnasse.fr Pour mes amis américains  qui ont cette année beaucoup souffert de l’air du temps et n’ont pu venir nous voir, j’ai commandé des baguettes et des croissants à dévorer seulement des yeux car ce sont des   broches  de  chez Macon & Lesquoy. A ma grande  fille mise à mal par un télétravail acharné et férue d’architecture, j’offre un week-end  à l’hôtel Thalazur de Saint-Jean-de-Luz, un bâtiment conçu par Mallet -Stevens tout juste rénové. Quant à mon bien-aimé je l’embarque pour un séjour réservé chez Solikend, une initiative solidaire menée par des hôteliers. Les chambres restées vides (il en reste toujours et pas seulement actuellement) sont louées au bénéfice d’ associations d’action sociale. Quant à mon mari préféré (!), passionné de photo et sociologue urbain, je lui offre Villes du monde,  un recueil de photos de Tendance floue à la Fnac. Voyage dans les paysages de  30 villes du monde. Et pour mon neveu de 7 ans, des  personnages Play Mobil de Rembrandt et Van Gogh  édités par le Rijksmuseumshop.nl d’Amsterdam. Sabina Rotbart

 

Visuel : ©père Noël png

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