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L’avènement du gaming et des métavers dans l’industrie musicale : une révolution pour les artistes

L’avènement du gaming et des métavers dans l’industrie musicale : une révolution pour les artistes

13 février 2022 | PAR La Rédaction

Steven Spielberg avait vu juste avec Ready Player One. Les métavers, que l’on pensait bien loin dans le temps, sont en fait tout près. Il y a quelques jours, David Guetta donnait un concert sur Roblox, plateforme qui attire plus de 50 millions d’utilisateurs actifs au quotidien. Ce n’est pas tout nouveau, les métavers ont toujours été là, sous nos yeux, dans les ordinateurs et les consoles.

Par Rafaelle Bruno et Nina Rosado*

17 ans passés dans les métavers sans s’en rendre compte …

Le gaming est la porte d’entrée vers ces nouveaux mondes parallèles. Les gamers et gameuses français qui jouent le plus aux jeux vidéo ont entre 10 et 34 ans d’après une étude de 2021 de SELL, syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs. En moyenne, un Français passe jusqu’à 56 min par jour sur les jeux vidéo, soit presque 6h par semaine. Les cibles de l’industrie musicale et du gaming sont similaires. En effet 77% des 18-25 ans écoutent en moyenne 15h de musique par semaine sur les plateformes de streaming. Ce sont ces mêmes jeunes qui jouent à Animal Crossing, Fortnite, GTA V.  Et tous ces jeux pouvant se jouer en ligne sont des métavers.

L’association entre les métavers et la musique n’est pas aussi récente qu’on le pense. En 2005, un concert sur Second Life, mettant en scène U2 a eu lieu grâce à des fans. Ils se sont amusés à recréer les membres du légendaire groupe en avatars sur la plateforme. Ce qu’ils ne savaient pas, c’est qu’ils étaient les pionniers d’une nouvelle ère pour les artistes et l’industrie musicale, rebattant les cartes pour les artistes.

Un nouveau terrain de jeu pour l’industrie

Les majors se sont emparées de ce nouveau genre d’événements. Warner a investi dans Sandbox, avec pour objectif de créer un parc à thème musical et des salles de concerts, afin de prolonger l’image de leurs artistes dans le métavers et de stimuler la vente de NFT. Mais qu’en est-il des artistes émergeants ? Pierre Acuña, Head of gaming & esport chez Havas Sports & Entertainment, a de l’espoir : “Non, les expériences dans le métavers ne demandent pas un si gros budget. C’est comme se produire dans la réalité, on peut faire des concerts dans des stades de foot, des salles de concerts, des bars. Le métavers c’est pareil. Tant que vous le faites pour votre public et en respectant votre créativité.” De plus, Yoan Manesse, Vice-Président de YMCM Prod, une agence de communication spécialisée dans les solutions de marketing innovantes, a la forte conviction que ce n’est qu’une question de temps avant que “les start up s’intéressent à ces idées là et développent des métavers pour des artistes” comme le fait Stage 11, agence spécialisée dans les expériences musicales dans les métavers.

Un levier financier idéal pour les artistes

Les métavers ont le pouvoir de rebattre les cartes. De multiples moyens de rémunération émergent. Roman Rappak, membre du groupe Miro Shot, ancien de Breton et fondateur du métavers Ristband, réinvente la rémunération pour les artistes. En effet, Ristband permet à tous les artistes de se produire en live dans le métavers où le fan est roi. On y accède en payant sa place et les recettes sont distribuées aux artistes en fonction de la jauge de spectateurs et du temps de prestation. Sans compter toutes les possibilités de partenariats, et de merchandising pouvant être mises en place. Roman est un passionné, et croit dur comme fer à ce que peut apporter les métavers aux artistes, à l’heure où l’industrie de la musique est en plein changement : “Les moyens de découvrir la musique ont changé. Quand on sait qu’il y a plus de 80 000 nouveaux morceaux sur Spotify par jour et qu’avec 1 million de streams sur une vidéo on ne gagne que 4 000$, cela prouve bien que le système actuel est cassé. Ce qu’on essaye de mettre en place avec Ristband, c’est une réponse à tout ça.”

visuel (c) : Ristband at SXSW

* Cet article est le fruit d’un atelier de coaching lors d’une semaine thématique au  MBA Music Business de l’ICART

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