Vincent Macaigne, « En manque » : géants sur des épaules de nains

16 décembre 2017 Par
Simon Gerard
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Dans En manque, on retrouve avec joie la rayonnante énergie du désespoir que l’on pensait perdue dans les méandres mythologiques et politiquement fumeux de Je suis un pays, sa dernière création. Présentée par le Théâtre de la Ville à la Grande Halle de la Villette dans le cadre du Festival d’Automne, En manque est une nouvelle variation macaignienne sur les concepts de trace, d’héritage et de table rase. Contre l’infinie violence qui anime le mécanisme nihiliste en action sur le plateau, Vincent Macaigne préconise la mobilisation d’un amour infini dont chaque spectateur serait le rayon diffracté. C’est poétique, puissant et généreux.