Adapter « Démons » de Lars Norén, et finir avec un manoir hanté de fête foraine

1 octobre 2017 Par
Mathieu Dochtermann
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Si l’on choisit de consacrer son samedi soir à aller voir Démons, de Lars Norén, c’est que l’on est d’humeur à rechercher des sensations fortes, une grande secousse qui nous remettra face à nous-même. Malheureusement, ce n’est pas au Monfort Théâtre que l’on va la ressentir. Bâtie sur une excellente idée, la reconstruction de la pièce ne fonctionne finalement qu’à un petit pourcentage de son potentiel. Les comédiens se débattent pour porter un texte éviscéré de l’essentiel de son fiel, se lancent dans des improvisations qui tiennent de la causerie, malmènent gentiment le public. La mise en scène peine à sublimer le concept initial pour en faire quelque chose de grand. Ressortir de Démons à peine diverti, quand on s’attendait traverser un Styx déchaîné, c’est un tantinet décevant.