Les vernissages de la semaine du 1er décembre

1 décembre 2016 Par Ophelie Masson | 0 commentaires

Cette semaine, l’agenda des vernissages propose des expositions épurées, simples mais pas moins profondes de sens. On sort aussi de Paris pour aller dans des contrées lointaines…Roubaix!

Jeudi 1er décembre
Cy Twombly, Orpheus – Galerie Gagosian
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Gagosian est heureuse de présenter une exposition de peintures et d’œuvres sur papier de Cy Twombly. L’exposition coïncidera avec la rétrospective « Cy Twombly », qui débute le 30 novembre au Centre Pompidou, à Paris. Les œuvres sélectionnées, datant de 1968 à 1979, ont pour sujet principal la personne d’Orphée. Orphée, l’archétype mythique représentant l’artiste et le processus de création lui-même était aussi le sujet de Sonnets à Orphée, un cycle de cinquante-cinq sonnets écrits par Rainer Maria Rilke en 1922, qui furent une grande source d’inspiration pour Twombly. Les œuvres présentées n’ont jamais été exposées ensemble auparavant. Les talents lyriques d’Orphée étaient tels qu’ils lui permirent de convaincre Hadès, dieu de l’enfer, de faire revenir à la vie sa femme décédée et muse, Eurydice. La condition d’Hadès était qu’Orphée ne se retourne pas pour regarder Eurydice pendant qu’il la ramenait dans le monde vivant. Mais Orphée ne put résister et elle fut renvoyée pour toujours. Il fut ensuite ravagé par les Ménades dionysiennes.

Vendredi 2 décembre
Knud Holscher, Design au quotidien – Maison du Danemark
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Knud Holscher est une légende vivante du design danois qui a contribué à ce que nous percevions notre environnement comme un monde de design. Et même si les architectes danois sont présents dans le monde entier, Knud Holscher reste le dernier grand maître du design industriel comme de l’architecture.
Depuis 50 ans, Holscher figure parmi ceux qui font référence dans son domaine et il est également un des seuls architectes vivants ayant travaillé aux côtés d’un des plus grands noms danois de l’après-guerre : Arne Jacobsen. Knud Holscher a gagné plus d’une cinquantaine de prix durant sa longue et imposante carrière et a créé un cabinet d’architecture vivant et actif aux vastes perspectives d’avenir. Unité et force de cohésion dans le quotidien. Le talent de Knud Holscher est de penser les choses ensemble, afin qu’elles créent des unités au travers des contextes. Et ce de façon si simple qu’on a du mal à comprendre que personne ne l’ait fait auparavant, si évidente que cela semble intuitif et si élaborée qu’aucun doute n’est permis. Un abribus qui protège et se fait oublier dans le paysage. Un landau que l’on peut replier, afin qu’il ne prenne que peu de place, tout en étant à la fois confortable et fonctionnel. Un abattant de toilettes avec une marque discrète permettant de le soulever là où c’est le plus ergonomique.

Samedi 3 décembre
Prints, things and books by artist – Semiose Galerie
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Prints, things and books© s’adresse autant à des collectionneurs chevronnés qu’à des néophytes ou primo-acheteurs, qui se fichent de spéculation mais veulent avant tout (se) faire plaisir sans se ruiner. prints, things and books© replace l’achat d’art dans le goût esthétique et la délectation … pour tous ! Pour son exposition de décembre, prints, things and books© bouscule les conventions de Noël et invente son propre rituel. « Sometimes It Snows In April » nous disait Prince ; inversement, le printemps s’invite parfois en plein hiver. Le jaune et vert frais déclassent le sempiternel rouge et vert ; en guise de houx quelques objets et livres piquants, en guise de bûche des jolies choses sucrées, à la place du papier rocher, le papier peint rock’n roll Sobrement décoratif (2016) de Taroop & Glabel. L’exposition dévoilera notamment la dernière série réalisée avec l’Artothèque de Caen à laquelle ont participé, entre autres, Dan Perjovschi, Claude Lévêque, Stéphane Couturier, Françoise Pétrovitch, Gilgian Gelzer, Christophe Cuzin, Guillaume Dégé…

Braderie de l’art à Roubaix
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La 26e édition de la Braderie de l’Art by Art Point M réunit plus de 150 designers et artistes internationaux. Face à eux un « hyper stock » d’objets et matériaux de récupération en tous genres en provenance des Emmaüs et des entreprises locales regroupées sous le label RE-COLLECTE. Les créateurs « transformeurs » créent «en live » et vendent eux-mêmes leurs pièces entre 1 & 300 euros. Vaste atelier temporaire, la Braderie de l’Art est un espace de création libre dédié au recyclage artistique. Les créateurs y revisitent les formes anciennes pour susciter de nouvelles formes et de nouveaux usages et donnent au public l’occasion de vivre une expérience artistique hors-norme.

Stéphanie Cherpin, «(d’humeur à lâcher deux trois je t’aime)» – Galerie Thomas Bernard
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Un peu d’amour dans un monde de brut. Stéphanie Cherpin est une artiste immigrée. Elle a vécu en Afrique et a participé au Salon de Montrouge en 2010, où elle a présente une gigantesque baleine affamée. Elle a une voiture avec un grand coffre, elle circule à la périphérie des villes qui lui commandent des oeuvres, elle s’arrête devant les ateliers, les usines, les dépôts, les chantiers, les magasins en gros, où elle repère et choisit des objets, des outils, des machines et des matériaux, des idées Ça peut durer des semaines. Elle ne récupère pas, elle achète. Elle fout tout ça dans le coffre de sa grosse voiture, et ramène ces emplettes sur le lieu où elle est censée créer une oeuvre d’art.

Mardi 6 décembre
Le Prix BIC – Ecole Nationale Supérieure d’Arts de Paris-Cergy
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La Société BIC inaugure son premier prix de création contemporaine : le prix BIC® pour l’Ecole Nationale Supérieure d’Arts de Paris-Cergy. Ce prix a pour vocation d’encourager la création et de nouvelles formes artistiques en mettant en lumière un artiste émergent, étudiant à l’ENSAPC.
Le prix BIC® propose à de jeunes artistes d’explorer, d’approfondir, de s’approprier et de réinventer toutes les potentialités artistiques et l’imaginaire qu’offre la marque.
La société BIC a souhaité inscrire ce prix au sein de l’ENSAPC afin de soutenir un univers d’enseignement dynamique et innovant, ouvert et exigeant, ainsi qu’un symbole de mixité culturelle. Le prix, ouvert à l’ensemble des étudiants, a pour vocation de récompenser l’œuvre de l’un d’entre eux tout en leur permettant de présenter leurs travaux à un jury de professionnels du monde de l’art. La seule demande de l’appel à projet étant de recourir, de mettre en situation, ou de représenter un/des produit(s) de la marque BIC

Jeudi 8 décembre
James Webb, Hope is a good swimmer – Galerie Imane Farès
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En tant qu’artiste multidisciplinaire réputé du monde de l’art sud-africain, James Webb est connu pour sa pratique conceptualisée, pionnière dans l’utilisation du son en Afrique du Sud. Ses oeuvres iconiques ont été présentées dans le monde entier. Le travail à la fois poétique et politique de Webb incorpore des notions de croyance et de formes de communication, à travers des médias aussi divers que le texte, la vie de la nature, la lumière, et le son dans des installations de galeries, tout comme des interventions du public. Hope is a good swimmer, regroupe quelques unes des pièces récentes de l’artiste, y compris Al Madat (2014), All that is Unkown (2016) et Threnody (2016) dans une exposition qui évoque les thèmes de la transcendance, de la proximité, et de la relation amoureuse.

Visuel: © Galerie Imane Farès


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