Tendances
[Live report] Soirée Rejoice : un OMNI à Paris (Objet Musical Non Identifié)

[Live report] Soirée Rejoice : un OMNI à Paris (Objet Musical Non Identifié)

06 novembre 2014 | PAR La Rédaction

Quand l’offre musicale est multiple et parfois indéchiffrable, quand on a une vie très active où on n’a tout simplement plus le temps d’écouter, on aimerait bien avoir le meilleur de la musique à portée de main. C’est ce que nous offrent les soirées Rejoice, dont la 32ème édition a eu lieu le 4 novembre dernier au Goethe Institut à Paris : une odyssée musicale unique en son genre et au charme fou.

Le concept : 2 heures de musique, 22 morceaux de Beethoven à la deep house de Reagan Grey en passant par la soul de James Brown, 2 enceintes au son haute fidélité hors du commun pour un moment de partage, de plaisir et d’émotions.

Nous sommes accueillis par un compte à rebours tonitruant digne des lancements des fusées Ariane qui introduit 2 morceaux de mise en ambiance, « Coming Home » de Pacific State et « Ginger me slowly* » de Somi. Dans le noir presque complet, on se laisse aller non sans une petite appréhension, tel un cosmonaute au décollage de son vaisseau spatial.

Puis c’est le fondateur de Rejoice, Guillaume Huret, qui prend les commandes de ce voyage musical hors norme, par la personnalité du maître de cérémonie, l’éclectisme de sa programmation, la puissance et la pureté du son haute fidélité.

Guillaume Huret est atteint comme il le dit lui-même d’un mal « incurable », l’enthousiasme. Avec lui, il est interdit de se prendre au sérieux. Il nous invite à lâcher prise au fil des différentes séquences – jazz, actualité, musique classique – et décrypte avec beaucoup de joie et d’humour la création de certains morceaux ou encore les parcours méconnus d’artistes célèbres.

« Everything is a remix » scande-t-il à plusieurs reprises en nous démontrant que souvent les plus grands tubes sont des reprises d’autres morceaux restés dans l’anonymat. C’est le cas par exemple de « Somebody that I use to know* » de Gotye qui reprend l’introduction du titre « Sevilla » écrit en 1967 par le chanteur brésilien Luiz Bonfa.

Lors de cette 32ème session et suite à la sortie du film « Get on up* », il nous raconte la vie de James Brown et nous explique pourquoi c’était un homme et un artiste extraordinaire. Le rythme de la soirée est varié avec des moments de pure écoute, dans la pénombre de la salle et des passages plus interactifs d’histoire de la musique ou de quizz musicaux.

On ne s’ennuie pas une minute, on apprend, on rit, on savoure la beauté des morceaux joués et le bonheur d’oublier le quotidien pendant deux petites heures. On repart même avec un accès exclusif à la playlist de la soirée et à une playlist B, qui, par manque de temps, n’a pu être présentée. De quoi poursuivre ce bon moment chez soi.

Prochaines sessions : lundi 1er et mardi 2 décembre.
Infos : www.rejoice4.com

Tarif : 25 €

* Ginger me slowly, extrait de l’album The Lagos music salon de Somi (sorti en 2014)
* Somebody I use to known, extrait de l’album Making Mirrors de Gotye (sorti en 2011)
* Get on up de Tate Taylor avec Chadwick Boseman, Nelsan Ellis et Viola Ellis (sorti en salle le 24 septembre 2014)

Marie Aveillan

Paul McCartney dévoile une chanson inédite écrite avec les Wings
« Bons baisers du pays des hypocrites » : le regard de Timothy Findley
La Rédaction

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Soutenez Toute La Culture