Théâtre
Métamorphoses et éternité dans Orlando de Guy Cassiers au théâtre de la Bastille

Métamorphoses et éternité dans Orlando de Guy Cassiers au théâtre de la Bastille

07 novembre 2013 | PAR Christophe Candoni

 

Après le Printemps des comédiens à Montpellier et le festival d’Avignon, voici au théâtre de la Bastille à Paris Orlando mis en scène par Guy Cassiers d’après le très beau roman de Virginia Woolf. Pour incarner les mots de l’auteure anglaise, la belle et envoûtante Katelijne Damen, seule en scène, pendant 1h45, fait entendre à merveille la beauté et la force évocatrice de la langue de Woolf. Habillée d’une longue robe blanche du XVIIIe et en baskets, elle célèbre la littérature, la modernité, l’imagination, la beauté, la vie. 

La pièce est un long voyage imaginaire à travers le monde, ses cultures et ses époques. Orlando naît homme en Angleterre à la fin du XVIe siècle et durant trois siècles d’existence, il fuit son pays après une déception amoureuse, se retrouve ambassadeur à Constantinople, puis chevalier, bohémien, change de sexe et, de retour à Londres en plein XIXe, en pleine poussée industrielle, devient écrivaine.

On suit plein d’élan ce parcours initiatique rendu formidablement limpide par l’usage savant et très travaillé de la vidéo que réalise Frederik Jassogne et surtout par la comédienne, lumineuse dans le rôle-titre.

Grâce au savoir-faire de Cassiers, on assiste à un spectacle très beau qui restitue avec humilité et fidélité le texte mais il manque à cette lecture d’Orlando un point de vue autre qu’esthétique ou plastique, même si l’image fait la grande force du théâtre multimédia de l’artiste flamand.

© Frieke Janssens

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