Performance

[Festival d’Automne] « And you see… » Robyn Orlin face à ses fantômes

[Festival d’Automne] « And you see… » Robyn Orlin face à ses fantômes

01 novembre 2016 | PAR Amelie Blaustein Niddam

La plus berlinoise des chorégraphes sud-africaines officie régulièrement en France, et volontiers au Festival d’Automne. Depuis plus de vingt ans elle explore les stéréotypes et les ambivalences de son pays de naissance. And you see…our honorable blue sky and ever enduring sun…can only be consumed slice by slice ne fait pas exception.

C’est un solo multiple auquel nous invite celle qui convoque souvent les sorciers et les démons. Sur scène, un grand écran. Devant un tas de tissus blancs posés sur un fauteuil. Et, au loin, un cameraman. Et puis, alors que les red light nous envahissent tout devient clair. Nous sommes là pour un requiem,  C’est celui de Mozart qui sert de fil rouge au spectacle mais il va être noyé par toutes autres formes de commémoration.

Des tranches de veaux sous cellophane aux rites des reines nubiennes, Albert Ibokwe Khoza ose tout, campe tout, rase tout dans un enchaînement performatif à la rythmique torride. Comme toujours chez Robyn les stéréotypes frisent l’auto-réalisation. Elle est toujours sur le fil entre l’acceptation, la résignation et la dénonciation et c’est bien cela qui nous fait toujours osciller entre nausée et fascination lorsque nous sommes face à l’une de ses pièces. Avec And you see, les ruptures dérangent puis obsèdent comme au cirque. Qu’est ce qu’Albert Ibokwe Khoza n’a pas encore fait ? Que va-t-il faire ? Défier Poutine peut-être, qui sait ?

Visuels : DR

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