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« Les élans ne sont pas toujours des animaux faciles », entre aphorisme et valisophone

« Les élans ne sont pas toujours des animaux faciles », entre aphorisme et valisophone

24 juin 2014 | PAR Nausicaa Ferro

C’est un drôle de nom pour une drôle de création originale que voilà. Le spectacle -entre théâtre et chansons- Les élans ne sont pas toujours des animaux faciles, se joue au Lucernaire à partir du 16 Juillet, pour le plus grand plaisir des parisiens en quête de 75 minutes de pure fraîcheur.

Avant de raconter l’histoire de ce spectacle tout à fait réussi, il est intéressant d’en savoir plus sur sa genèse. A l’origine de cette création, il y a un metteur en scène au parcours éclectique : Laurent Serrano. Comme tous les metteurs en scène, Laurent Serrano fréquente des auteurs, ici Frédéric Rose et Vincent Jaspard, et comme tous les metteurs en scène, Laurent Serrano fréquente des comédiens/musiciens, ici Pascal Neyron, Emmanuel Quatra et Benoît Urbain. C’est alors que Laurent Serrano a une idée : réunir ces trois comédiens sur la même scène, et les faire jouer les textes de Frédéric Rose et Vincent Jaspard… et pour que la mayonnaise prenne, entrecouper les scénettes de chansons interprétées par trois compères.

Les élans ne sont pas toujours des animaux faciles met donc en scène trois hommes en costard (sont-ils amis ? collègues ? On ne sait pas bien mais en tout cas ils vont bien ensemble), dans un décor qui ressemble à un salon anglais -un fauteuil club, un piano, des verres à whisky, des bouteilles d’alcool… Et les trois hommes se racontent tour à tour des anecdotes, des rêves, des souvenirs. La réalité se mêle à l’imagination dans cette pièce au goût exquis. On passe d’une scénette à l’autre, d’un aphorisme à l’autre grâce aux chansons qui enrobent la pièce d’un léger fil de soie. Des chansons originales (composées par Benoît Urbain), des reprises a cappella (mention spéciale pour I Wonder Why de M.Andersin er R. Weeks), ou instrumentalisées, et toujours superbement interprétées par ces comédiens aux multiples talents.

La bande que Laurent Serrano a réuni sur scène prend du plaisir à jouer et nous transmet ce plaisir suspendu, subtil, qui ouvre le cœur de trois personnages semblant réunis fortuitement par un heureux, très heureux hasard.

Nausicaa Ferro

© Cie L. Serrano

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2 thoughts on “« Les élans ne sont pas toujours des animaux faciles », entre aphorisme et valisophone”

Commentaire(s)

  • guitoo1

    J’ai vu ce spectacle – interprèté par d’excellents artistes- au Festival d’Avignon : brillant et plein d’humour!

    juillet 13, 2014 at 20 h 01 min
  • dédé1

    3 comédiens géniaux + une piece décoiffante + une mise en scène dynamique et créative = un excellente représentation théatrale

    juillet 13, 2014 at 23 h 28 min

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