Comédie musicale

« My Fair Lady » à l’Opéra de Tours

« My Fair Lady » à l’Opéra de Tours

27 décembre 2017 | PAR La Rédaction

Pour les fêtes de fin d’année, l’opéra de Tours continue sa tradition de proposer des ouvrages de comédies musicales ou d’opérettes, nous avons ce soir assisté à la première de Mye Fair Lady, la célèbre comédie musicale adaptée de « Pygmalion » la pièce de GB Shaw.

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Difficile d’adapter l’humour british et « old fashionned » de GB Shaw en langue française, ce fût pourtant le parti pris de cette production de My Fair Lady, présentée pour la première fois à Tours.
Au lieu de l’accent cockney de la version originale anglaise, les personnages de la rue arboraient ici un mélange de titi parisien à la Arletty pour Elsa Doolittle, et de ch’ti version Dany Boon pour le père. L’adaptation sage et ampoulée d’Alain Marcel ne contribuait pas à moderniser l’ouvrage. De fortes coupes, notamment dans le premier acte et les interminables dialogues des scènes d’exposition, aurait été de bon aloi pour donner un peu de vivacité à l’ouvrage, et palier à une mise en scène figée et sans idées, que seule Fabienne Conrad en Elsa Doolittle, dynamise de ses interventions.

Lumières pleins feux, Chorégraphies molles, rien ne nous aide à sortir d’un ennui gagnant peu à peu et d’où nous sortirons qu’au moment de la fameuse leçon de phonétique, encore une fois grâce au talent de Fabienne Conrad. Une mention spéciale est à faire pour les magnifiques costumes de Dominique Burté, une réussite.
Les deuxièmes et troisièmes actes seront plus alertes, car l’histoire l’est aussi, et Jean Louis Pichon, dans le rôle de Harry Higgins, est parfait dans les deux airs les plus savoureux du show « why can’t a woman be more like a man » (Je veux une femme qui soit un homme, dans l’adaptation française) et le final « I’ve grow accustumed to her face » (je m’étais habitué à elle) où le baryton est bouleversant.

Fabienne Conrad fût donc magnifique dans un rôle parfaitement maîtrisé et pétillant, et le très british Jean-Luc Pichon, d’une justesse impeccable dans son rôle de Pygmalion. On aurait aimé que le chef d’orchestre suive plus les directions théâtrales et pleines de nuances de ces deux interprètes. Une sorte de raideur et de monotonie de sa battue n’aide pas l’orchestre à avoir la flexibilité et le swing nécessaire à ce genre d’ouvrage.

L’Orchestre de Tours sonne juste dans la fosse, avec notamment un beau pupitre de cordes (peut-être trop nombreux pour l’équilibre de l’ensemble de la partition) mais des mises en place parfois bancales de la part de la section rythmique (batterie en tête) et du pupitre de cuivres se font trop souvent entendre.
Un ensemble un peu long et manquant un peu de vie, heureusement sauvé par ces deux interprètes principaux.

Vladimir

visuel  : (c)  Mary Petry

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