Spectacles
AURILLAC, FESTOCH PUNKY FAMILIAL

AURILLAC, FESTOCH PUNKY FAMILIAL

29 août 2019 | PAR La Rédaction

Quel souffle d’air frais respiré et inspirant que ces 4 jours de festival international des arts de rue, sis au cœur du Massif Central du mercredi 20 août au samedi 24 Août !

Par Delphine Caumont

Bien sûr, on y vient se repaître des spectacles de clowns, des arts du cirque, de danse, de marionnettes, de contes et de musiques, partout dans la ville rendue aux piétons ces quelques jours, mais on est aussi là pour se plonger dans une foule hétéroclite et une ambiance bon enfant.

On parcourt à pied de long en large cette jolie petite préfecture du Cantal pour, de 9h à 2h du matin, assister aux représentations, choisies forcément choisies, entre parmi les 650 répertoriées.

DES SPECTACLES A BOIRE ET MANGER

Ce grand salon du spectacle de rue offre une quantité sans pareil de représentations où se côtoient le pire et le meilleur de toutes les disciplines, jonglage, acrobatie, clown, magie, musique ou même le tout à la fois, et dans tous les formats, de quelques minutes à 3 heures. Bref, il faut choisir… et savoir renoncer.

Inévitablement, on a vu les nouvelles créations des compagnies connues et reconnues ; la toujours pétillante Joe Sature et ses joyeux osselets nous invite cette année dans un Music-Hall déjanté, plus que jamais cadencé dans un rythme lancé à vive allure. Le conteur humoriste et poète engagé de Qualité Street, avec La Beauté Du Monde, nous sensibilise à l’immense valeur de la vie enfin les funky acrobates des Five foot Fingers nous secouent, nous chamboulent et nous retournent avec leur dernière création WAMS, une perle de provoc et de justesse qui s’emballe et nous emballe en 12 minutes.

UNE AMBIANCE DÉTENDUE HAUTE EN COULEUR

Familles, population locale, étrangers lointains, Punks a chiens, artistes, retraités en goguette… tout le monde se côtoie non-stop et sur quatre jour dans un joyeux bazar organisé. On peut parler de foule. On marche beaucoup à Aurillac, on se croise, on fait la queue devant les entrées en échangeant les coups de cœur, on s’assoie devant les scènes épaule contre épaule le cul sur le sol ou sur un banc mais toujours dans la bonne humeur et la courtoisie. La ville a su garder cette atmosphère loin des climats aseptisés et à la sécurité très / trop visible de la plupart des festivals. Ici il y a comme un petit vent frais de liberté lors de chaque mouvement de spectateurs malgré quelques check-points carton-pâte. Les lieux de production des spectacles, cours d’école, places, jardins, stades et gymnases sont entièrement gérés par des collectifs artistiques soucieux de la réception de leur public dans des décors variés et sympathiques. On s’y sent tout simplement bien. On en veut encore.

Visuel :©Delphine Caumont

Top 5 des expos parisiennes à voir à la rentrée !
« Une bête au paradis » de Cécile Coulon : La petite maison dans la prairie
La Rédaction

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *