Musique
The Last Internationale : « Soul On Fire » un album hard rock costaud et engagé !

The Last Internationale : « Soul On Fire » un album hard rock costaud et engagé !

11 juin 2020 | PAR Jean-Christophe Mary

 

Dans le sillage de The Black Keys, The White Stripes, ou The Jon Spencer Blues Explosion,  le duo garage rock américain affirme son identité et confirme qu’il est fait pour durer. 

Dans le sillage d’un premier album marquant, « We Will Reign » ( 2014), le duo New Yorkais s’est fait un nom sur la scène rock alternative. Aujourd’hui « Soul on Fire » enfonce le clou avec un rock particulièrement percutant qui sonne résolument entre le hard rock et le blues rock . Multiplications des effets sonores psychédéliques, empilage successif de frappés sec sur les cordes de basse, roulements de fûts à gogo, le résultat nous laisse chaos, sous le choc d’un univers fait de bruit et de fureur où la voix forte et puissante s’envole haut dans les aigües comme chez Janis Joplin ou Alison Mosshart (The Kills). C’est de ce chaos que sont nées les chansons musclées de ce second album fortement inspiré par les ainés The White Stripes, The Jon Spencer Blues Explosion ou The Black Keys. Sans pour autant tombé dans le piège du clonage, Delila Paz (chant, basse, claviers) et Edgey Pires (guitares) possèdent un son hard rock blues musclé bien à eux, identifiable entre mille. L’album s’ouvre sur un « Hard Time » d’anthologie qui donne le ton : c’est lourd, massif, puissant comme chez Led Zeppelin. Ici n en prend plein les oreilles grâce la rythmique plombée de Joey Castillo ( QOSA). Enrobées de de synthés discrets, les riffs de guitares de « Mind Ain’t Free », « Tempest Blues » ou « Freak Revolution » sont particulièrement accrocheurs. Et c’est comme ça tout au long des onze titres : la basse est jouée comme d’une guitare électrique, dissone de toute part, les rythmiques hypnotiques et répétitives échafaudent un mur de son impressionnant, savamment amplifié à partir d’amplis de guitare, d’amplis de basse aux multiples effets sonores. Si le garage punk trouve aussi sa place avec « Hit Em W/ Your Blues »,  le chant mélodieux et accrocheur fait aussi partie de l’ADN du duo comme on l’entend sur les deux ballades « Soul On Fire » et « Need Somebody ». Bref, cet album est du pain béni pour ceux qui aiment les déflagrations soniques, le garage rock et le hard rock blues graisseux des 70’s.

Jean-Christophe Mary

 

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