Pop / Rock

Wings Greatest et Thrillington remastérisés !

Wings Greatest et Thrillington remastérisés !

18 septembre 2018 | PAR Jean-Christophe Mary

Ces deux rééditions récemment restaurées offrent un excellent aperçu de la première décennie solo de Paul Mc Cartney. 

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Le rock’n’roll est une drogue dure dont on ne décroche pas facilement. Prenez Paul Mc Cartney. A cette période de la vie où tant d’hommes goûtent à une retraite bien méritée, le senior du pop rock britannique occupe la scène médiatique avec une forme et une vitalité étonnante. D’ailleurs qui mieux que lui encore aujourd’hui représente le mieux la musique pop rock de cette époque bénie ? Plus de 40 albums enregistrés, des centaines de millions de copies écoulées, on ne compte plus les tubes par dizaines. Alors que le catalogue des Beatles  sont périodiquement réédités, revenons un instant sur ces deux rééditions.

Initialement sorti en 1978, « Wings Greatest » offre lui un excellent aperçu de la première décennie de solo de McCartney. On retrouve ici les chansons incontournables issus des albums « Ram » de 1971, (Uncle Albert/Admiral Halsey), « Band On The Run » de 1973 (Band On The Run, Jet), « Wings At The Speed Of Sound » de 1976 (Silly Love Songs, Let ‘Em In), « Red Rose Speedway » de 1973 ( My Love ) et « London Town » de 1978 (With A Little Luck). Mais l’atout principal de cette compilation réside dans les succès  sortis en dehors des albums et qui figurent parmi les meilleurs single de McCartney : le folk pastoral de « Another Day », les envolées rock entrainantes de « Junior’s Farm » le tube immense « Live and Let Die », le très gonflé rock « Hi Hi Hi » et la ballade folklorique écossaise « Mull of Kintyre » qui fut un énorme succès au Royaume Uni.

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Replacés dans le contexte de l’époque, les arrangements jazz et big band de l’album « Thrillington » font un peu figure d’ovni dans le paysage audio où la mode musicale de 1977 est alors au pub rock et au punk naissant. Le projet composé en 1971 et arrangé par Richard Anthony Hewson dans la foulée de l’album « Ram » ne sortira pourtant que six ans plus tard entre le live « Wings in America » et « London Town ». L’album considéré aujourd’hui un classique comporte des titres où pop, ballades et rock symphonique font bon ménage, le tout formant une pièce orchestrale et instrumentale surprenante, d’une grande richesse mélodique. Quarante ans se sont écoulés et ces titres n’ont pris aucune seule ride. Avec le recul, on se dit que c’est une partie de l’histoire d’un génie de la pop music qui défile là entre nos oreilles. Cerise sur le gâteau, Paul Mc Cartney sera en concert à la Paris La Défense Arena, le 28 novembre.

Jean-Christophe Mary

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