Pop / Rock

Dans l’intimité du groupe Shaka Ponk- Interview

Dans l’intimité du groupe Shaka Ponk- Interview

25 juin 2018 | PAR Agnes Polloni

Le groupe de rock-électro-funk français s’est produit au Festival Solidays samedi 23 juin au soir, signant son grand retour sur scène après un long silence, d’autant plus difficile pour tous les fans de ce groupe, mais qui sont-ils en réalité ? 

Fondé il y a une dizaine d’année, le groupe de rock-électro s’est imposé comme incontournable de la scène artistique française et mondiale, fracassant tout sur son passage. Une émission consacrée à eux, faite par eux, une bande-dessinée, trois prix aux Victoires de la Musique, Chevaliers des Arts et des Lettres… Les Shaka Ponk ne cessent de collectionner et se perfectionner. Mais au fait, qui sont-ils et surtout, quels futur pour ces sept musiciens ?

Vous êtes actuellement en tournée avec le Monkadélic Tour, comment peut-on décrire ce show à la fois très visuel et immersif ? 

Frah, Steeve et Ion : On continuera la tournée jusqu’au printemps prochain, on fait une série de Zénith après la Cigale, le Monkadélic Tour 2. Dans la prolongation du dernier, on s’est quand même arrêtés longtemps, deux ans et demi pour le fabriquer, et la tournée est passée si vite qu’on a eu envie de rajouter des concerts,et la vie folle de tout ce qu’on vit avec ces spectacles. On pense déjà à changer un petit peu le show, et puis prendre des petites libertés. Elle est en phase avec l’état dans lequel on l’a faite, elle nous correspond le plus à ce moment-là, on est contents de ceux que l’on a fait.

Quel est le processus de création dans la charte graphique de vos concerts ? 

Ion : Il y’a pas vraiment de méthodes ni d’ordre, la seule méthode qu’on a et qui est assez conventionnelle est qu’on fait tout en même temps, c’est assez excitant. La musique peut inspirer l’image, comme cela peut aussi être le cas dans le sens inverse, on part d’un gimmick esthétique et la musique est inspirée, il y’a pas de règles, c’est un peu n’importe comment [rires].

Paris ou Berlin ? 

Frah : À l’époque cette ville nous inspirait énormément, forcément. On commençait de créer là-bas, il y a eu là bas sans réellement réfléchir, on s’est pas forcément inspirés de la ville ni des gens, mais du fait d’être ailleurs, et de vivre ensemble dans un autre endroit, où l’on ne parle pas la langue. C’est très intéressant comme expérience, je le recommande, de passer des années en immersion  dans un autre endroit, à construire quelque chose d’artistique, ça a resserré les liens, ça c’est sûr. On a pu relativiser sur beaucoup de choses, qui auraient pu briser un groupe, on est quand même passés par des phases où on a réussi à apprendre à se parler, à se comprendre, à relativiser, avec les vrais problèmes sur le devant de la scène.

Steeve : C’est un peu le Koh-Lanta de la musique. [rires]

Frah : Exactement, on a réussi à rester sur le poteau. Non et puis globalement, Koh-Lanta il fait quand même beaucoup plus chaud, là-bas. Berlin on s’est caillés les miches un peu, surtout quand le chauffage ne marchait plus à la maison, c’était horrible [rires].

Entre le 3 novembre 2014, moment où est sorti votre album et novembre 2017, vous revoilà pour Apetizer, pourquoi un si long silence, qu’avez-vous fait durant tout ce temps ? 

Steeve : On a travaillé, on arrivait pas à finir, on est s’est dit on a le temps, on va s’arrêter deux ans par ce qu’on veut faire un truc assez complexe, on avait besoin de temps. On a commencé à développer des idées, à partir dans tous les sens et c’était tellement chouette qu’on avait envie de le finir et de vous le montrer, en fait on a bossé durant deux ans et demi que pour ça, on a pas fait de concerts, et là on a vraiment envie de jouer sur scène et sortir du studio, là on est ravis [rires]. Encore là aujourd’hui, on a balancé notre son dès neuf heures du matin, personne ne s’est plaint ! [rires].

Frah : En réalité, on a tellement passé notre vie à enchaîner les tournées, que c’était rigolo, on aimait bien faire ça. Et puis on s’est dit comme les autres groupes, qu’on allait se poser, qu’on allait mettre dans un endroit qui ne roule pas, donc pas un tour bus. Notre manager nous disait : « Vous avez fait un concert aujourd’hui, demain vous pouvez ne rien faire, prenez du temps pour vous. » On a ensuite aménagé un lieu pour enregistrer, on a fait comme si on allait véritablement enregistrer un disque dans un studio et ça nous a prit beaucoup plus de temps qu’avant, ça partait dans tous les sens, mais c’est pas mal aussi de prendre son temps ! [rires].

Steeve : On le refera pas, mais ça nous a apprit beaucoup de choses, c’était une bonne expérience, de s’organiser, de se désorganiser, de défaire les choses quand elles sont toutes faites, repartir de zéro.

Agnès Polloni 

Crédits Images : Agnès Polloni 

 

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