Pop / Rock
L’interview stroboscopique : Dorian and the Dawn Riders

L’interview stroboscopique : Dorian and the Dawn Riders

30 octobre 2014 | PAR Bastien Stisi

Crépitements lumineux, rugissements scintillants, et coup de strobo sur Dorian and the Dawn Riders, projet solo d’une entité humaine, de ses fantômes, de ses nappes d’electronica déversées sur une pop progressive et cauchemardesque. Perché sur la scène du Café Charbon, on le découvrira ce jeudi à l’occasion du concert hebdomadaire organisé par la Scène Converse Avant-Poste…

Contrairement à ce qu’implique d’abord le nom de ton projet, tu es donc seul au sein de Dorian and the Dawn Riders. S’entourer de fantômes et de spectres cavaliers, est-ce donc une manière pour toi de symboliser le côté hautement traumatique de ta musique ?

Dorian : C’est parfaitement résumé, je n’aurais pas pu faire mieux. C’est effectivement une horde de fantômes qui me suit au quotidien. Et sur scène évidemment ! Je ne sais pas s’il y a un côté traumatique dans la musique que je compose, mais ce qui est certain c’est que ce n’est pas recherché. Mais cela me correspond effectivement.

Le nom de ton groupe, le visuel (très noir) de ton EP, le titre de tes morceaux (« One Night With You », « Night In The Ocean »)…Faut-il absolument favoriser l’écoute de Dorian and the Dawn Riders des dernières heures de la journée aux premières lueurs de l’aube ?

Dorian : Dans ce côté noir que tu soulignes, je trouve paradoxalement que la lumière y est beaucoup plus intense, si minime soit-elle…Alors oui, il faut l’écouter entre le coucher du soleil et son lever. Quand on ne sait plus très bien si on est éveillé ou endormi…

À l’écoute de ton premier EP, et dans un souci de classification musicale obligatoire, on pourrait qualifier Distance comme étant de la dream pop progressive. Mais chez toi ne serait-ce pas plutôt de nightmare pop dont il faudrait parler ?

Dorian : Ahaha c’est si obscur que ça ? Je ne sais jamais quoi répondre a cette question de classification. Mais j’aime beaucoup nightmare pop, je crois que ca va rester… merci.

Tu affirmes t’inspirer de la poésie d’Oscar Wilde pour façonner les morceaux de Dorian and the Dawn Riders…peux-tu nous en dire davantage ?

Dorian : Le Portrait de Dorian Gray est à la base du nom de mon projet. Ce roman en a inspiré beaucoup de facettes.

La scène Avant-Poste Converse, sur laquelle tu joueras ce jeudi au Café Charbon, possède la particularité d’être placée en hauteur, largement perchée par rapport au public. D’un point de vue live, n’est-ce pas trop complexe à gérer ?

Dorian : Le tout c’est que la salle soit peu éclairée…voir pas du tout…

D’un point de vue discographique, où en es-tu ?

Dorian : Je suis surtout en train de travailler sur un LP pour 2015, j’espère.

Je suis à la recherche de sons pour remplir mon iPod…quelque chose à me conseiller ?

Dorian : « Butch » de Bror Gunnar Jansson ; « Patagonie » d’Ivan Germon ;  « Vous êtes seuls, mais je désir être avec vous » de Nina Simone ; « Dove » de Cymande ; « Paix » de Catherine Ribeiro + Alpes ; « Night in The Ocean (Downtown Mix) » de Young Magic ; « Heal Yourself » de H.E.A.L.

Visuel : (c) pochette de Distance de Dorian and the Dawn Riders

Infos pratiques

Galerie Barnoud
Théâtre les Blancs Manteaux
Bastien Stisi
Journaliste musique. Contact : [email protected] / www.twitter.com/BastienStisi

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