Pop / Rock

Le Phénomène Black Lips

Le Phénomène Black Lips

22 novembre 2019 | PAR Pierre Poughon

La Maroquinerie était hôte dune soirée un peu particulière, accueillant un groupe pas comme les autres pour une soirée impressionnante orchestrée par un groupe hors du commun, littéralement parlant.

Black Lips, groupe déjà légendaire par leurs débuts et ce qu’ils ont subi, sont un peu les parents d’un nouveau genre. Bon nombre de groupes que l’on écoute actuellement ont pour inspiration ces particuliers personnages. Et pourtant, ils ne font partie des générations vénérées comme inspiration de ce qui dort dans nos oreilles presque quotidiennement. Originaire d’un peu partout aux Etats-Unis, dès leurs premiers concerts, ils étaient blacklistés de certaines salles. C’est dire. Malgré bon nombre d’albums, 8 au total, un neuvième arrive, le premier single est sorti, et d’un guitariste et membre fondateur décédé, les voilà toujours présents. S’inspirant d’un peu tous les genre, on croirait entendre les Beatles, puis au son suivant aux airs plutôt rockabilly, pour suivre sur du punk, et finir sur un quelque chose d’improbable, du surf rock par exemple. Parfois, classer des groupes dans une certaine case revient à sous estimer ce dont ils sont capables. Parfois, créer des cases revient à tenter de borner l’inclassable. Et voilà le genre de groupe en question, les Black Lips.

Sans jamais jouer leur plus gros « tubes », dont Bad Kids, entonné par quelques irréductibles d’une fosses épuisée en fin de concert, le set du quintet de Black Lips est un phénomène. Chacune de leur chanson est comme un hymne repris par une Maroquinerie pleine à craquer les murs. Révoltés du début à la fin, il n’a fallut qu’une chanson de préchauffe pour que la fosse prenne (presque littéralement) feu. Retraçant du lieux possible leur discographie monstre, le set est abouti. Prêchant une communauté de convaincus, un rien a pu mettre le feu au poudre, détonant un rock dilué par leurs plus massives influences. L’original quintet fédère et donne tout dans un concert dont les fans rêveraient de ne jamais voir le bout. Pour autant, toute personne n’ayant aucune idée de l’énormité qu’est ce groupe se devrait d’assister à l’un de leur concert. Aussi improbable qu’impressionnant, Black Lips est un phénomène dont ceux qui se targuent d’avoir eu la chance de les voir jouer n’en tarissent pas d’éloges. Ce groupe, par sa nonchalance et son je m’en foutisme total, est une bouffée d’air frais dans un monde contraint à une conformité sans égal.

Crédits Photos : Cover de Black Lips – Satan’s Graffiti or God’s Art ?

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Pierre Poughon

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