Musique
[Live Report] Les Nuits Secrètes 2014, Nuit 1

[Live Report] Les Nuits Secrètes 2014, Nuit 1

02 août 2014 | PAR Audrey Chaix

Le coup d’envoi de l’édition 2014, c’était hier, sous le doux soleil d’une fin d’après-midi d’été. Du monde, il y en avait, de la bonne musique aussi. Et surtout, l’originalité de ce festival en cœur de ville, avec une Grande Scène gratuite et ouverte à tous, un Jardin offrant une scène plus intime, des parcours secrets prêts à emmener le public dans des lieux atypiques sans savoir quel artiste ils vont découvrir, une Bonaventure pour accueillir les clubbers jusqu’aux petites heures du matin sans déranger les riverains… et une nouveauté cette année, entre deux concerts : la station secrète, un bus à impériale garé à côté du Jardin, qui accueille un showcase surprise. 1, 2, 3… c’est parti pour trois nuits de découvertes musicales !

Pour commencer, direction Le Jardin où officie Mélanie Di Biasio, en parfaite adéquation avec la lumière chaleureuse d’une fin d’après-midi dans l’Avesnois. Profonde, puissante, sa voix sublime des chansons qu’on croirait sorties du répertoire bluesy digne des plus grands spécialistes américains du genre. A la fois chanteuse et flûtiste, elle envoûte un public du Jardin qui n’est pas encore tout à fait à l’écoute, mais c’est avec douceur et force qu’elle permet à tous de préparer le reste de la soirée.

Pour suivre Mélanie Di Biasio sur la scène, une autre femme, Christine. And the Queens. La révélation des Victoires de la musique 2014 est attendue par le public, qui se masse autour de la scène pour mieux profiter du spectacle. Car ce petit bout de femme d’un mètre soixante, accompagnée de deux danseurs bodybuildés, d’un guitariste et d’un clavier, mène la danse avec une énergie et un humour contagieux. Vêtue d’un costume androgyne, elle livre une véritable performance, dans un échange constant et apprécié avec le public, qui en redemande. « Saint Claude », « The Loving Cup » (les influences de Michael Jackson y sont évidentes), « Nuit 17 à 52 », « Narcissus Is Back »… La jeune femme jongle avec les ambiances pour galvaniser le public, et elle y prend un plaisir visible. Un concert plein de bonnes ondes sous les frondaisons du Jardin.

Jardin où l’on a décidé de rester pour écouter l’enfant terrible de la scène belge, le grand et formidable Arno. Avec sa présence hypnotique, magnétique, il agit comme un aimant pour remplir le Jardin d’une foule sous le charme – et dont la moyenne d’âge augmente quelque peu ! Pas d’artifices ni de ronds de jambes pour Arno, mais une voix rauque et torturée, des textes ciselés qui prennent aux tripes. Le rockeur prouve qu’il est bien dans le coup, tête d’affiche de cette soirée au Jardin. Le public est aux anges.

Pour finir la soirée, on quitte enfin le Jardin – un peu à contre cœur, car on y est bien ! pour rejoindre la Grande Scène, où officie le Berlinois Boys Noize. On reconnaît tout de suite les « Ecstasy » lancés d’une voix électronique et les smileys jaunes qui envahissent les écrans de VJing derrière la scène. Le public est chaud bouillant, les jeux de lumière dans la nuit sont à la mesure de la Grande Scène qui tremble au rythme des beats martelés du set de Boys Noize. Pas notre concert préféré de la soirée, mais une bonne dose d’électro, ça ne fait pas de mal pour clore cette première Nuit Secrète.

Ce soir, nous reprendrons le chemin d’Aulnoye-Aymeries pour plonger dans les mystères d’une deuxième Nuit Secrète. Promis, on vous racontera tout !

Photos : © AC

Infos pratiques

Théâtre des Béliers
Festival Songes d’été
Bastien Stisi
Journaliste musique. Contact : [email protected] / www.twitter.com/BastienStisi

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Soutenez Toute La Culture