Musique
Live report : Jef Barbara en Showcase au Silencio

Live report : Jef Barbara en Showcase au Silencio

19 décembre 2011 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Dimanche soir, ne pas se laisser abattre. Coup de chance, le label Tricatel vient de signer avec un exubérant personnage au nom transgenre de Jef Barara. Un revival 80 sympathique à intégrer à votre playlist.

Les Trois Filles (c) Thomas Devaux-Galerie Gabriel et Gabriel

Le si profond escalier du club le plus élégant de Paris s’est doté ces jours-ci d’une superbe exposition dans le cadre du « Salon des curiosités », happening artistique qui donne aux murs de l’endroit encore plus de mystère. Jusqu’au 3 janvier, c’est Thomas Devaux qui a accroché ses fondus sur le noir des parois. Repéré à Cutlog, il remporte récemment  la Bourse du talent #46. Ce photographe de mode  travaille l’Attrition : nom féminin. L’action de deux corps durs qui se frottent et s’usent.

Une fois arrivés dans l’antre dorée à la poussière d’or, un air de piano arrive à nos oreilles. Jef Barara serait encore plus éclectique que prévu ? Non, c’est un autre musicien du label que nous écoutons Christophe Chassol pianiste, compositeur, arrangeur, chef d’orchestre et réalisateur. Ici, il a choisi l’esprit du piano bar pour un jeu vif accompagnant les cocktails finement préparés par les barmans formés au Prescription.

Arrive la diva, en lourde inspiration Prince. Il est gracile,  vêtu d’un blouson noir très décolleté et d’un pantalon noir. Un collier de chien lui barre le cou. Le canadien est venu seul, dommage car la musique new wave revisitée de ses titres aurait été appréciable en live. C’est donc sur une bande son qu’il égraine ses chansons  à l’inspiration 100 % 80,  solos de sax compris,dont deux tubes à prévoir : le planant Cocaïne Love et le dansant Wild Boys. La voix du monsieur est efficace, allant du parlé au chanté dans une tessiture se plaçant plutôt dans les graves mais pouvant se promener dans les aigus.

Le bon danseur qu’est Jef Barbara prend doucement possession de la scène, au départ collé au micro il s’amuse finalement et descend dans le public, s’allonge sur le rebord du plateau. Mais c’est déjà fini après 30 minutes de showcase, dommage. On aurait aimé voir ce que le titre Sébastien, sorte de fusion entre Mylène Farmer et Massive Attack donne en direct.

L’album Contamination sortira en mars, avec un premier single à sortir :   « Wild boys ». Il s’écoute facilement et plusieurs titres sont vite ancrés en mémoire.  A suivre…

 

Pour le réveillon, foncez acheter La cuillère d’argent, rééditée aux éditions Phaidon
Concerts : Musique sacrée pour Noël
Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *