La playlist d’une fête décalée
Cette semaine, Boris Boublil, Dean Blunt, Nikitch, Aquaserge et Danse musique Rhône-Alpes.
Still someone —Nikitch
Fête de la musique d’accord, mais avec un peu de fusion qui dépasse la simple arithmétique du jazz et de la java, autrement dit de l’electro. Ici, l’intensité joyeuse entre le Para One des débuts et la malice d’un Siriusmo qui envahit brutalement le dance-floor.
Sensation — Boris Boublil
Fête de la musique d’accord, mais sans jamais renoncer à la fluide mélancolie d’un accord que l’on imagine malaxé par Warren Ellis avant de finir dans le chant funèbre d’un Nick Cave. Ici, les petites ballerines entrent en scène, annonçant le premier mouvement d’une danse extatique.
Glass Drink — Danse musique Rhône-Alpes (D.M.R-A)
Fête de la musique d’accord, mais dans l’idée d’une sérendipité immédiate, une vague de hasard et de percussion mitonnée pendant les heures de pause du musicien, intermittent c’est le cas de le dire, recherche intuitive et entêtée qui défie la placidité des foules.
Nil by mouth — Dean Blunt
Fête de la musique d’accord, avec cette possibilité de tenir sur le fil ténu du minimalisme, une vie comme une suite d’interludes, un défilement d’objets qui frappent par leur force et leur intensité. Choeurs hypnotiques, sotto voce, découpant un habit de lumière pour cette voix étrange et masculine qui pourrait être celle du fantôme de Léonard Cohen
Un grand sommeil noir — Aquaserge
Fête de la musique d’accord, mais l’idée de scène, de public ne disparaît pas. Ici Verlaine et Varèse sont dans le bateau des Serges, pour de nouvelles aventures qui s’annoncent plus didactiques que jamais. C’est la fête et c’est le mot de la fin.