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[Live report] Clôture éblouissante du Barrière Enghien Jazz Festival avec George Benson, magnétique et électrisant

[Live report] Clôture éblouissante du Barrière Enghien Jazz Festival avec George Benson, magnétique et électrisant

01 juillet 2014 | PAR Marie Charlotte Mallard

Après Ben l’Oncle Soul, Ayo, Richard Bona, Jimmy Cliff c’est avec l’immense George Benson que se clôturait le Barrière Enghien Jazz Festival. Devant un public venu en masse et conquis d’avance, George Benson a littéralement fait le show et réchauffé l’atmosphère nuageuse et pluvieuse de ce dernier week-end de juin. Un feu d’artifice éblouissant, une pluie de paillettes funkie grisante, un concert aux allures de fêtes, une ambiance idéale pour refermer cinq jours de festivités.

 

Samedi soir sur la scène flottante, Jimmy cliff avait déjà su réunir, apporter le soleil et réchauffer les esprits malgré une pluie incessante. En effet, le public était venu nombreux ce samedi soir, parapluies vissés à la main afin d’assister à la prestation de cette légende du reggae, dont la reconnaissance internationale est en partie due à son ouverture vers les courants pop et soul. Enchaînant ses plus gros tubes, Reggae Nigth, Many Rivers to Cross, I can see clearly now, Hakuna Matata et tant d’autres, il saura faire danser la foule qui répondra également au moindre appel au chant. A 66 ans, faisant preuve d’une énergie débordante, il prouvait que sa musique était indémodable.

Ce dimanche c’était George Benson qui était à l’honneur et nul doute qu’il aurait lui aussi su rameuter les foules malgré la pluie puisque le concert au théâtre du Casino affichait complet depuis quelques semaines déjà. Pour introduire sa prestation, nous était proposée la jeune et talentueuse Nina Attal, qui a seulement 22 ans a déjà partagé la scène avec des artistes tels que Chic, Fred Wesley, ou encore Charlie Winston. Mêlant Jazz, Soul, funk, elle saura charmer autant de ses chorus de guitare affirmés que s’imposer face à un public impatient d’entendre son idole, de sa voix claire, puissante, profondément bluesy et emplie de ce groove black américain que l’on apprécie tant.

A peine les lumières s’éteignent-elle après l’entracte que le public impatient, manifeste son excitation applaudissant et criant comme pour accélérer l’entrée en scène de l’artiste. A son arrivée, il sera ainsi chaleureusement ovationné et acclamé par la salle. Figure incontournable du Jazz, guitariste hors pair dont les titres funk et disco résonnent encore et toujours et demeurent toujours aussi actuels, il nous offrira durant près d’une heure et demie un spectacle euphorisant, aussi rythmé que sexy. C’est par ses titres instrumentaux qu’il débutera le concert, et particulièrement par un jazz aux influences caribéennes Jazzenco, glissant ensuite vers une inspiration tango sur laquelle il nous fera enfin entendre  sa voix. La musique de George Benson c’est une musique qui voyage à travers les cultures, comme à travers le temps. Ainsi l’on passera des ambiances chaleureuses de titres inspirés de l’Amérique centrale, tel El Barrio, à des titres plus américains définitivement souls comme The Ghetto. Mais la musique de George Benson c’est aussi celle de la séduction, du rapprochement des corps et des moments intimes, avec des slows aussi tendres et attrayants, qu’affriolants et sensuels, en témoigneront les déhanchés suggestifs du chanteur. Combien de couples verrons nous ce soir se regarder amoureusement, se serrer l’un contre l’autre à l’écoute de Love X Love, What’s on your mind, ou encore Love Ballad.

La voix du crooner demeure toujours aussi impeccable, suave, puissante et chaleureuse à la fois, qu’importe le style. On restera d’ailleurs ébloui par ses improvisations vocales, et son scat virtuose qu’il exploitera tout au long de sa prestation et qui chaque fois déclenchera cris et applaudissements admiratifs. Charismatique, énergique, son aura magnétique accrochera l’ensemble de la salle, ensorcelée tant par la personnalité du chanteur que par sa musique intemporelle. Inutile de préciser que les titres Never Give up on a Good time, le tubissime Give me the night et non le moins célèbre Broadway, achevèrent d’exciter, de galvaniser un public déjà euphorique. Ainsi le concert et le festival par la même, se clôtureront en une joyeuse et folle fête, la salle conquise, n’hésitant pas à se lever pour danser et sauter autant que faire se peut. Une sublime soirée, un moment exceptionnel, en compagnie d’un monstre sacré du jazz et de la funk, un choix de programmation idéal pour terminer sous les meilleures notes et les meilleurs auspices un festival.

Visuel: George Benson © Pascal Thiébaut – Barrière enghien jazz festival

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Marie Charlotte Mallard
Titulaire d’un Master II de Littérature Française à la Sorbonne (Paris IV), d’un Prix de Perfectionnement de Hautbois et d’une Médaille d’Or de Musique de Chambre au Conservatoire à Rayonnement Régional de Cergy-Pontoise, Marie-Charlotte Mallard s’exerce pendant deux ans au micro d’IDFM Radio avant de rejoindre la rédaction de Toute la Culture en Janvier 2012. Forte de ses compétences littéraires et de son oreille de musicienne elle écrit principalement en musique classique et littérature. Néanmoins, ses goûts musicaux l’amènent également à écrire sur le rock et la variété.

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