Electro

Electro : l’agenda des soirées de juin

Electro : l’agenda des soirées de juin

02 juin 2018 | PAR Rodolphe Pete

Voici une sélection subjective, forcément incomplète, mais fondée sur des coups de cœur, de soirées à Paris et en régions pour l‘arrivée d’un été forcément électro !

Rodolphe Peté

Coups de coeur spécial festivals

– Le bon air, Marseille, 1er au 3 juin

Trois jours de bon air en Provence, cela ne se refuse pas à quelques semaines du début officiel de l’été. Surtout avec une programmation qui n’a rien à envier aux plus gros festivals internationaux, avec notamment Daniel Avery, DJ Stingray, Joy Orbison, Paula Temple, Bambounou, DJ Bone, la légende Larry Heard en live et le prodige islandais Bjarki. La friche Belle de Mai va crouler sous le bon son house et techno !
Pratique : www.le-bon-air.com

– We Love Green, Paris, 2 et 3 juin

Soixante artistes et cinq scènes dans le bois de Vincennes, avec en outre un gros accent sur l’environnement à travers des conférences. De quoi passer un week-end aussi ludique qu’instructif en écoutant aussi bien de l’électro que de la variété ou du hip hop. Parmi les incontournables, Björk, Jamie XX, Nina Kraviz, Dixon, The Black Madonna, Honey Dijon et Agoria en live.
Pratique : www.welovegreen.fr

– L’Edition, Marseille, 7 au 10 juin

Le mois de juin sera très intense dans la cité phocéenne ! Parmi les rendez-vous à ne pas rater, ces quatre jours éclectiques dans trois endroits (théâtre Silvain, musée d’art contemporain et croisière), avec en tête d’affiche le si rare en live Danton Eeprom, Français installé à Londres, auteur de deux albums remarqués, et bidouilleur de génie. Il sera de retour dans la ville qui l’a vu naître en 1980…
Pratique : www.ledition-festival.fr

– La Magnifique Society, Reims, 15 au 17 juin

La cité des sacres, longtemps belle endormie, s’est rappelée au bon souvenir des clubbers il y a quelques années. D’abord avec certains de ses enfants (dont Yuksek, The Shoes et Brodinski) et le festival Elektricity qui a notamment accueilli Carl Craig et Laurent Garnier. Dans le parc de Champagne, le programme sera très pétillant, avec par exemple le dj house Motor City Drum Ensemble et le duo Bicep en live, aux côtés des têtes d’affiches telles qu’Orelsan, Etienne Daho et Charlotte Gainsbourg.
Pratique : www.lamagnifiquesociety.com

– Big Love, Rennes, du 8 au 10 juin

A peine remis du festival Made au parc des expositions, la capitale bretonne remet le couvert avec un line-up impressionnant, dont DJ Tennis, Scratch Massive et Jennifer Cardini. Le premier est un Italien qui est devenu un habitué du circuit international, les deuxièmes sont un duo français des années 90, mais toujours au top (en duo ou solo), et la troisième a fait décoller sa carrière en s’installent en Allemagne et en développant son label, Correspondant.
Pratique : www.biglove.fr

– Aluna, Ardèche, du 14 au 16 juin

Trois scènes au coeur de l’Ardèche méridionale avec d’énormes têtes d’affiche comme NTM, The Chemical Brothers et IAM. Mais aussi, sur la scène baptisée Comète, deux grands noms de la scène électro française qui se produiront en dj set : le duo Acid Arab et le récent auréolé aux César (pour la bande originale de « 120 battements par minute »), le maître des claviers Arnaud Rebotini. De quoi swinguer du côté de Ruoms !
Pratique : www.aluna-festival.fr

– Vie sauvage, Bourg (Gironde), 15 au 17 juin

Un « festival de village » qui accueille Etienne de Crécy et Yuksek, voilà qui donne une idée de l’ambition par un rassemblement discret, mais dont l’offre s’avère particulièrement généreuse, entre musique, art et gastronomie. Les curieux pourront donc danser sur les sons du créateur du triptyque devenu culte « Superdiscount » et du producteur rémois ultra prolifique sous son nom (trois albums) ou en collaboration (notamment avec Louis Brodinski). House, disco, pop, rock : le dancefloor va monter en température !
Pratique : www.festivalviesauvage.fr

– Ahoy, Bordeaux, 1er au 3 juin

Un village, des événements de jour comme de nuit, avec une entrée à prix libre en journée : l’équipe de l’I Boat, bien connue pour animer la vie nocturne bordelaise, et Trafic proposent un événement d’ampleur d’une grande originalité et d’une vraie ambition. Parmi les artistes à ne pas manquer, la légende de la house américaine Kerri Chandler et le prodige français Rone. Deux valeurs sûres qui, à elles seules, valent le détour vers les bassins à flots.
Pratique : www.iboat.eu

– Marsatac, Marseille, 15 et 16 juin

Comme l’an passé, le parc Chanot va vibrer deux jours de suite avec une double couleur, hip hop et électro, idéale pour se faire recontrer deux publics différents, voire opposés. Au-delà des quatre têtes d’affiche mises en avant (Nekfeu, IAM en ses terres, Paul Kalkbrenner et Nina Kraviz), la programmation est à la hauteur de la réputation de l’événement. Ne pas rater notamment Ben Ufo, Blawan, et les lives de Chloé et Bicep.
Pratique :www.marsatac.com

– Yeah !, Lourmarin (Vaucluse), 1er au 3 juin

Entre campagne et château, avec une ambiance conviviale qui a très vite fait la réputation de l’évémement créé par Laurent Garnier dans son village du Sud, ces trois jours ne seront pas de tout repos, mais que de bonnes choses en perspective ! Au Yeah, on ne se prend pas au sérieux, même si on fait les choses sérieusement. Cela donne par exemple un line-up où l’on croisera, en électro, Rone et Arnaud Rebotini. Pas moins…
Pratique : www.festivalyeah.fr

Vendredi 1er juin, Skryptom Night, Cleric, Jeroen Search, Electric Rescue, Rex club, Paris

Fidèle à sa réputation, le boss du label Skryptom propose une résidence techno très pointue, axée sur les découvertes et les noms moins connus que les éternels têtes d’affiche des festivals se ressemblant à force de se copier. Preuve une nouvelle fois avec l’Anglais Cleric et le Hollandais Jeroen Search, promesses d’une soirée pleine de BPM avec le résident Electric Rescue, connu aussi pour ses excellents warm-up, d’electronica à techno.
Pratique : 5, boulevard Poissonnière (Paris X, métro Bonne Nouvelle) dès minuit, 12 à 15 euros.

Vendredi 1er juin, DJ Bone back to back Dave Clarke, Concrete, Paris

Attention, événement ! Après avoir rejoint au même endroit Dj Bone pour un back to back improvisé, le Baron de la techno annonce cette fois la couleur d’une nuit qui ne sera pas économique en terme de BPM et de secousses techno. Avec ces deux maîtres de la production et des platines, c’est l’assurance d’une rave sans concession, ni limite ou économie. Les oreilles, comme les cellules, vont bien chauffer !
Pratique : 69, port de la Rapée, Paris XII. A partir de 22 heures (15 euros).

Vendredi 1er juin, Opex, Carl Craig, Magazine club, Lille

Grosse ambiance made in techno de Detroit avec cette tête d’affiche fabuleuse, producteur infatigable, qui multiplie les sorties comme les pseudos. Si Carl Craig n’est pas le dj le plus aventureux, ni le plus démonstratif, ses sets comportent toujours de belles perles que l’amateur éclairé de techno sait apprécier à leur juste valeur. Une garantie de haut niveau et l’assurance de passer une nuit dans les étoiles…
Pratique : à partir de minuit, 84, rue de Trévise.10 à 15 euros.

Samedi 2 juin, Moodymann, Ciao !, Union Saint-Bruno Bordeaux

Star de la house malgré lui derrière une personnalité mystère, Kenny Dixon Jr vaut mieux que la réputation de casse-pieds qu’il traîne à cause de caprices et de volonté de rester en retrait. Car c’est avant tout la musique qui compte pour celui qui est capable de construire des sets improbables, avec un art consommé de la rupture et du mélange. Un téléscopage qui peut se faire rencontrer Prince et Nirvana.
Pratique : 15 à 22 heures. 49, rue Brizard. 15 à 18 euros.

Samedi 2 juin, Scope session, Francesco Farfa, DJ Freddy, David Asko, Nouveau Casino, Paris

En voilà une belle affiche house avec en invité d’honneur l’auteur du classique « Universal Love », le résident des soirées mythiques Scream et le Lillois plus connu pour ses sets techno et même hardcore, sous le nom Ascore. Un trio complémentaire dans une salle chaleureuse, à taille humaine, parfaite pour apprécier la house dans toute sa chaleur percussive.
Pratique : 12 euros, dès minuit.109, rue Oberkampf, Paris XI.

Vendredi 8 juin, Astroclub, Emmanuel Top, Trunkline, Fred Hush, Sonic Crew, Warehouse, Nantes

Le maître de l’acid techno, auteur de tubes intemporels comme « Acid Phase », est sorti d’un long sommeil et de quelques excès pour se rappeler au bon souvenir des clubbers. Personne n’a oublié son apport à la musique électronique, surtout pas le duo Trukline qui l’avait invité au Rex club il y a quelques semaines pour la sortie du premier album de l’un de ses membres, Madben.
Pratique : 15 à 20 euros.Minuit à 6 heures. 21 quai des Antilles.

Samedi 9 juin, BassCulture, DBX live, Henrik Bergqvist, D’Julz, Rex club, Paris

Toujours de haut niveau, la résidence de D’Julz, à l’origine purement house et qui au fil des années a su diversifier (sans se renier) son offre musicale, toujours à la pointe d’un son sans concession aux modes. Cette fois, le patron du label éponyme invite l’auteur du classique techno « Losing control » et le Suédois Henrik Bergqvist qui sera pour beaucoup une vraie découverte. Raison de plus pour ne pas bouder son plaisir.
Pratique : 5, boulevard Poissonnière (Paris X, métro Bonne Nouvelle) dès minuit, 12 à 15 euros.

Samedi 9 juin, Hot Since 82, Faust, Paris

En voilà un beau partenariat avec le festival cannois Plages électro qui se tiendra du 10 au 12 août. Comme un avant-goût du bon son sur les plages du Sud, le plein de la chaleur house, du soleil percussif et des vagues vocales sera à l’honneur avec le trentenaire Daley Padley, plus connu sous l’alias Hot Since 82. Une valeur sûre dans le circuit, autant par ses productions que son sens du mix.
Pratique : de 10, 50 à 15, 50 euros. Pont Alexandre III, Paris VII. A partir de 23 h 50.

Samedi 9 juin, Plage BPM par Newtrack, Roy Davis Jr, Franck Roger, Ark live, Paris

Quel plateau ! Entre l’Américain, auteur notamment du classique absolu « Gabriel », du Parisien de Home Invasion et du trublion inclassable Guillaume Berroyer (fils de…), qui a roulé sa bosse sur autant de scènes que de labels (depuis ses débuts sous le nom de Trankilou), la soirée promet d’être d’un très haut niveau, avec tout le nécessaire en house music, dans son acception la plus large possible.
Pratique : 7-15 avenue de la porte de la Villlette, Paris XIX. A partir de 19 h. De 12 à 18 euros.

Mercredi 13 juin, la croisière de Matias Aguayo, Paris

La croisière va effectivement s’amuser avec le live de Matias Aguayo, personnage atypique par la richesse de sa production dans le circuit électronique. S’il est installé à Berlin, à l’instar de nombreux musiciens électro, le Chilien n’a jamais cherché la facilité, comme le prouve son album « Sofomapolis », bien éloigné des codes stricts du dancefloor. Embarquer avec ce quadragénaire, c’est un billet pour l’aventure la plus débridée…
Pratique : Safari boat, à partir de 19 h, 2 quai Saint-Bernard, Paris V. 23 euros.

Vendredi 15 juin, Astroclub, Blawan, Laval live, Sonic crew, Rex club, Paris

A trois semaines de la plus ancienne rave de France, c’est l’heure d’un petit rappel parisien pour les organisateurs d’Astropolis. Les résidents Sonic Crew seront accompagnés d’une des têtes d’affiche, Blawan, et de leur résident Electric Rescue (également hôte habituel du Rex) pour une rave party pleine de techno, idéale comme mise en jambes ! La bonne humeur de l’événement brestois sera elle aussi bien présente, à défaut des crêpes…
Pratique : 5, boulevard Poissonnière (Paris X, métro Bonne Nouvelle) dès minuit, 12 à 15 euros.

Vendredi 15 juin, Andrew Weatherall, Danny Daze, Concrete, Paris

C’est l’un des maîtres anglais des platines, moins par sa technicité que par sa capacité à proposer un voyage sonore puissant, généreux et éclectique. Avec un CV de producteur long comme le bras, Andrew Weatherall n’a bien sûr plus rien à prouver. Mais il promène toujours de part le monde sa culture clubbing (dans le bon sens du terme) et propose à un public curieux des pépites sonores dont il a le secret. Un must…
Pratique : 69, port de la Rapée, Paris XII. A partir de 22 heures (15 euros).

Samedi 23 juin, Raresh, Dieze club, Montpellier

Avec Praslea, c’est une référence du son minimal roumain, très à la mode depuis quelques années, dans le sillage du maître chilien Ricardo Villalobos qui a fait (parfois pour le pire) des émules dans le monde entier. Si cette musique peut sembler lassante de prime abord, il suffit de rentrer dedans avec une curiosité sans oeillères pour se laisser bercer par des rythmes plus entraînants finalement que leur prémices.
Pratique : de 10 à 18 euros, à partir de minuit.188, avenue du Marché Gare.

Vendredi 29 juin, 4 ans Rare, Wanderlust, Paris

Vera, Alexandra, Anthea, Molly, Alex et Laetitia, Vlada,Ethel & Melody, Charlotte, Rhomi, Abi. Un plateau particulièrement roboratif, avec notammnt le duo d’activistes parisiens Alex et Laetitita qui n’ont jamais lâché l’affaire depuis plus de deux décennies. Si le magasin de disques n’est plus qu’un souvenir, organisation de soirées, mixes et label continuent pour porter la bonne parole à Paris et bien au-delà. Un couple attachant, passionné et intègre.
Pratique : 32, quai d’Austerlitz, Paris XIII. De 9, 80 à 13, 80 euros.De 18 h au lendemain 6 h.

Samedi 30 juin, Scuba, Polar Inertia, Erika, la Belle électrique, Grenoble

Paul Rose, plus connu sous son alias Scuba, est un producteur passionnant qui ne se contente pas de creuser un seul sillon. En dj comme en producteur, le Britannique exilé à Berlin s’évertue à ne pas être rangé dans une seule case, entre techno, dub et break. Avec lui, un set se vit comme une suite de petits chemins, pas une autoroute lassante. De quoi voyager moins vite, mais finalement beaucoup plus loin…
Pratique : 16 à 19 euros, à partir de 23 heures. 12, esplanade Andry Tarly.

Samedi 30 juin, Scandium records night, Ostra club, Nancy

Maxime Dangles, Paul Nazca (live), Seroplexx (live), Imecka, P4sc4l. L’union du nord et du sud pour cette soirée dans un lieu dont la réputation n’est plus à faire. Professeur Tournesol des machines, Maxime Dangles est un précoce remarqué par le label allemand Kompakt et qui tourne notamment au sein du trio Mod3rn. Paul Nazca, autre Sudiste, un peu plus âgé, s’est fait connaître par son album « Les musiques de mon moulin ». Déjà au sein de Scandium, label qu’il a ressorti d’un sommeil un peu trop long au goût de ses fans.
Pratique : de minuit à 7 h, 13 à 15 euros. 34 boulevard d’Austrasie.

(Photos Rodolphe Peté)

Les représentations du « Fils » suspendues
Cet automne, le LaM mène la danse
Rodolphe Pete

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *