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L’Oratorio de Jean Sébastien Bach à la Seine Musicale : Un moment de bonheur avant Noël

L’Oratorio de Jean Sébastien Bach à la Seine Musicale : Un moment de bonheur avant Noël

12 décembre 2021 | PAR Jean-Marie Chamouard

Le 9 et le 10 Décembre 2021, à la Seine Musicale, les trois premières cantates de l’Oratorio de Noël de Jean Sébastien Bach sont interprétées par le chœur Vocal Accentus et par l’Insula Orchestra sous la direction de Laurence Equilbey.

Leipzig, Noël 1734

Imaginons. A Leipzig, en 1734, dans l’église Saint Thomas ou Saint Nicolas se joue l’oratorio de Noël. Selon la tradition luthérienne, Noël est fêté trois jours consécutifs le 25, le 26, le 27 décembre, le 1er janvier puis le jour de l’épiphanie. L’oratorio vient d’être composé par J.S. Bach. Les textes bibliques, inspirés des évangiles de St Luc et de St Mathieu auraient été écrits par Bach et par son collaborateur Picander. Ceux sont les « récitatifs », confiés au ténor, appelé l’évangéliste. Certains chants des arias ou des chœurs seraient inspirés par les poèmes de Martin Luther.

Laurence Equilbey a fondé en 1991, le chœur de chambre Accentus, consacré à la promotion du chant « a Capella » et aux Oratorios. Elle dirige l’orchestre Insula Orchestra, créé en 2012. Cet orchestre réside à la Seine Musicale depuis avril 2017. Jouant sur des instruments d’époque, il est dédié préférentiellement à la musique baroque, classique et pré romantique. Ce soir Accentus accueille la soprano espagnole Nuria Réal, spécialisée dans le répertoire baroque et classique, le baryton et chanteur lyrique allemand Samuel Hasselhorn et le ténor et chanteur lyrique Julian Prégardien également d’origine allemande. L’alto Kristina Hammarström étant malade, les arias altos seront interprétés par la soprano ou par le ténor.

La cantate du 25 Décembre : la naissance de Jésus

« Jubilez, chantez d’allégresse ! Louez ces jours ». Avec timbales et trompettes, l’orchestre puis le chœur annoncent la bonne nouvelle avec joie, énergie, allégresse. « Comment te recevoir, comment t’accueillir ». Avec cet aria alto la musique devient paisible, calme, maternelle. La voix de Nuria Rial est chaude, mélodieuse, rassurante. Lors de l’aria basse la prestance de Samuel Hasselhorn est imposante, la beauté et la puissance de sa voix séduisante.
La cantate du 26 Décembre : l’annonce faite aux bergers.

L’orchestre joue seul, une « Sinfonia pastorale » la musique est légère joyeuse, elle semble annoncer le printemps. « Belle lumière du matin brille et éclaire le ciel » : l’espoir est bien là pour les bergers. L’aria du ténor est accompagné par la flûte et le violoncelle en basse continue. La voix de Julien Prégardien est enjôleuse, envoûtante, c’est une invitation au voyage. L’aria alto est une berceuse, ce nouveau né est un trésor, la musique doit lui apporter paix et sérénité.

La cantate du 27 Décembre : l’adoration des bergers

Retour des trompettes, le début de la troisième cantate renoue avec l’allégresse. « Marie garde ses paroles en son cœur » La musique est une consolation toute maternelle. Lors du récitatif le ténor est accompagné des hauts bois puis lors de l’aria alto par un violon et un violoncelle. Un moment de recueillement très émouvant. La cantate devient ensuite une profession de foi, « les cœurs débordent d’allégresse ». Le chœur final est triomphal.

La Cheffe Laurence Equilbey a dirigé le chœur et l’orchestre avec énergie, élégance et précision. L’oratorio de JS Bach a été pour l’auditeur un moment de joie, de bonheur mais aussi de recueillement et d’émotions. Les trois dernières cantates seront jouées à la Seine musicale le Samedi 8 Janvier à 20H30.

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